Rafale : la France cherche coûte que coûte à séduire son voisin belge

Afin de séduire Bruxelles sur le dossier Rafale, Paris est prêt à faire des efforts significatifs destinés à supplanter la concurrence de l’Eurofighter et du F35. Plusieurs médias évoquent une compensation de 20 milliards d’euros en ce sens. 

Selon l’Usine Nouvelle, « cette proposition concrète et chiffrée de Dassault (envers la Belgique) promet un retour sur investissement de 100% du prix d’achat, soit 20 milliards sur 20 ans, et plus de 5000 emplois créés. » 

Pour autant, l’état-major belge ne croit qu’à moitié dans la réalité de ces chiffres, à l’image de Steven Vandeput, le ministre de la Défense : « (Cette offre) est trop belle pour être vraie. Le lobbying tourne à plein régime, c’est clair », a-t-il martelé auprès de la presse locale.

Ce dernier ne goûte en effet que très peu au fait que la France sorte du cadre de l’appel d’offres officiel pour l’acquisition de 34 nouveaux avions de chasse, ajoute Les Echos.

Les USA et le consortium Eurofighter en embuscade 

Quoi qu’il en soit, Paris ne lâchera rien et cherchera à concrétiser ce deal par tous les moyens. Les approches commerciales et diplomatiques se font d’ailleurs de plus en plus fréquentes.

Ce fut déjà le cas en septembre dernier lorsque Dassault Aviation et son PDG, Eric Trappier, ont déployé un certain chant des sirènes pour installer durablement le Rafale au sein du plat pays :

« Nous œuvrons pour la Belgique depuis la fin des années 60″, soulignait-il alors. Et cela, avec neuf entreprises filiales, plus de 3000 salariés belges dans des emplois à haute valeur technologique, un réseau de plus de 800 fournisseurs référencés et plus de 800 millions d’Euros de commandes annuelles. »

Début décembre, ce fut au tour la ministre française des Armées, Florence Parly, de remettre la patate chaude sur la table en évoquant « un partenariat technologique et économique » efficient entre les deux nations.

Source : Usine Nouvelle

 

 

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