Réchauffement climatique : le pire demeure loin d’être fictionnel

L’épée de Damoclès symbolisée par le réchauffement climatique devient de plus en plus menaçante. La science-fiction n’aura bientôt plus rien de fictionnel…

Comme le souligne le site Futura Sciences, “le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (Giec) confirme depuis 2018 qu’avec une hausse des températures de 1,5 à 2 °C, le monde ne sera, (à terme), plus le même. Que nous aurons à faire face à des risques accrus pour les espèces – y compris la nôtre – et les économies. Que la stabilité et la résilience de notre planète seront remises en cause.

C’est sur cette base que le Mercator Research Institute on Global Commons and Climate Change (MCC) a imaginé une horloge carbone. Une horloge qui décompte le temps qu’il nous reste avant d’avoir émis suffisamment de carbone pour atteindre ce point de non-retour. (Dans les faits), si nous voulons nous maintenir en dessous de la barre des +1,5 °C, nous ne pourrons pas émettre (depuis fin 2017) plus de 420 gigatonnes de CO2. Ce qui nous amène, au niveau d’émission de gaz à effet de serre actuel, à dans un peu plus de neuf ans – soit à fin 2027. Pour franchir la barre des +2 °C, il faudra environ 26 ans – ainsi cela arrivera d’ici fin 2045 environ.”

Plusieurs pays inhabitables dès 2070

Parallèlement une étude du célèbre Massachusetts Institute of Technology (MIT) affirme que plusieurs zones de la planète deviendront hostiles à l’homme dès 2070. En cause, l’augmentation progressive des températures liée au réchauffement climatique.

Alors que le thermomètre s’agite davantage année après année sur la surface terrestre, le MIT dépeint, dans 50 ans, un état des lieux digne d’un film de science-fiction. Et pour cause, l’institut dresse une liste de pays (nord de la Chine, Bangladesh, Pakistan, une partie de l’Inde, Oman, Qatar, Bahreïn, Emirats arabe unis ou encore Arabie saoudite), ainsi que certaines régions (principalement en Asie du Sud-Est) qui deviendront purement et simplement inhabitables pour l’espèce humaine.

La Cop 21 comme bouclier ?

L’afflux régulier de vagues de chaleur humide altéreront en effet toute capacité de l’homme et des animaux à vivre normalement sur ces territoires. Les climatologues recommandent donc aux autorités concernées (présentes et futures) de suivre le chemin initié par la Cop 21 (2015).

Pour rappel, l’Accord de Paris a pour objectif de contenir l’augmentation moyenne de la température planétaire bien en-dessous de 2 degrés Celsius par rapport au niveau pré-industriel. Mais aussi de poursuivre les efforts pour limiter la hausse de température à 1,5 degré. Et cela, afin de réduire significativement l’impact des changements climatiques.

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