L’île de Bornholm, symbole de la politique éolienne danoise « diplomatique »

L'île de Bornholm, symbole de la politique éolienne danoise "diplomatique"

Le Danemark crée des îles éoliennes pour booster sa production d’énergie verte. Le but : se doter d’une capacité offshore de 10 GW supplémentaire à même d’assurer les besoins en électricité de 10 millions de ménages danois… Mais aussi étrangers, à l’image de l’île de Bornholm, illustration parfaite de cette « diplomatie énergétique ».

Selon, Révolution Energétique, « les îles existantes ou artificielles projetées par l’Etat ont vocation à servir de « hub » pour centraliser la production d’électricité issue des parcs éoliens offshore environnants. Puis de la distribuer ensuite entre plusieurs pays. Ce projet innovant permettra ainsi au Danemark de multiplier, (à terme), sa production d’éoliennes offshore par cinq ».

L’exemple de l’île de Bornholm

En ce sens, « le Danemark va augmenter la capacité de son parc éolien offshore prévu sur l’île de Bornholm pour atteindre 3 GW, afin de pouvoir injecter le surplus de production vers le réseau électrique allemand ».

Le géant outre-Rhin reste en effet trop dépendant du gaz russe. Et les sanctions occidentales énergétiques vis-à-vis de Moscou dans le dossier ukrainien ne font qu’aggraver les affaires de Berlin. Le gouvernement allemand voit donc d’un très bon œil cette collaboration avec la nation nordique.

75 % de la consommation électrique danoise provient des énergies renouvelables

Comme le rappelle le média, « les parcs éoliens danois ont fourni 47 % de la consommation totale d’électricité, en 2019, faisant ainsi du pays le meilleur élève européen en matière de production éolienne ».

Par ailleurs, « la péninsule scandinave – qui a vu grandir sur son territoire Vestas, premier constructeur mondial d’éoliennes offshore – disposait à fin 2018 d’une capacité éolienne totale installée de 5,7 gigawatts, dont 1,3 gigawatt en mer ».

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