Accord sur le Brexit : le Royaume-Uni peut sabrer le champagne

Alors que l’hypothèse d’un « non deal » entre le Royaume-Uni et les instances européennes se dessinait de plus en plus, un accord post-Brexit a vu le jour mercredi 30 décembre entre les principaux acteurs de cet épineux dossier.

Il n’y aura donc pas de choc économique lié à la boîte de Pandore, Brexit. Dans les faits, le Royaume-Uni cessera jeudi soir d’appliquer les règles européennes. Et quittera de facto le marché unique, l’union douanière et le programme d’échanges d’étudiants Erasmus, souligne La Presse.

Parallèlement, le média canadien confirme que l’UE offre à la Perfide Albion un accès sans droits de douane ni quotas à son marché de 450 millions de consommateurs. En retour, l’accord prévoit des sanctions et des mesures compensatoires en cas de non respect de ses règles en matière d’aides d’État, d’environnement, de droit du travail et de fiscalité.

Une période de transition électrique

Pour rappel, le Conseil de l’UE avait validé le 25 février dernier le mandat de négociation européen permettant d’ouvrir la voie aux tractations. Tout en définissant les attentes et les lignes rouges de chacune des parties. Le constat était alors sans appel : un fossé profond séparait incontestablement Londres et Bruxelles.

Et pour cause, l’UE ne souhaitait pas que son voisin lui impose une concurrence déloyale. Bruxelles entendait dès lors obtenir un accord couvrant tout, de la pêche, l’aviation, l’énergie à l’immigration.

L’Union souhaitait également contraindre le Royaume-Uni à s’aligner sur les standards européens en matière d’aides d’État, d’environnement, de droit du travail ou encore de fiscalité. Et cela, afin de ne pas porter préjudice aux entreprises des 27.

Boris Johnson n’a rien lâché

De son côté, le Premier ministre britannique, Boris Johnson, n’avait pas manqué de marteler que « le but du Brexit était justement d’assurer l’indépendance économique et politique du Royaume-Uni ». Sans grande surprise, Londres refusa donc de négocier un arrangement où la Perfide Albion « perdait le contrôle de ses propres lois et de sa vie politique ».

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