Conflit syrien : Washington veut garder les faveurs d’Ankara

Les Etats-Unis, conscients de l’influence non négligeable de la Turquie en Syrie et en Irak, pourraient faire des concessions importantes afin de garder les faveurs d’Ankara sur ce dossier brûlant. 

Washington a en effet annoncé en début de semaine qu’il réduirait son aide militaire au YPG (Kurdes syriens des Unités de protection du peuple) que le gouvernement d’Erdogan souhaite annihiler; un geste particulièrement apprécié du côté turc. Pour autant, la Maison Blanche a tenu à nuancer cette concession :

“Il nous est possible d’arrêter de fournir du matériel militaire à certains groupes, mais cela ne veut pas dire que nous allons cesser de le faire avec chacun d’eux”, souligne Sarah Sanders, porte-parole américaine.

En ce qui concerne le YPG, le Pentagone est resté particulièrement évasif en refusant d’évoquer un arrêt total des livraisons d’armes. Mais pour Ankara, la messe est dite. C’est du moins ce qu’affirme le chef de la diplomatie turque, Mevlüt Cavusoglu, citant un récent échange téléphonique entre Donald Trump et Recep Erdogan.

Les USA espèrent ainsi tempérer l’influence russe et iranienne sur ces territoires sinistrés où la Turquie joue un rôle central. France 24 rappelle enfin qu’Ankara est aussi un pilier du processus de paix, parallèle aux pourparlers de Genève, conduit sous les auspices de la Russie dans la capitale kazakhe, Astana.

Source : France 24

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