Recep Erdogan inflexible dans le dossier de l’adhésion à l’OTAN de la Finlande et de la Suède

La Turquie au coeur de l'adhésion de la Suède et de la Finlande à l'OTAN

Alors que le secrétaire général de l’OTAN, le Norvégien Jens Stoltenberg, avait déclaré mi-mai que la Finlande et la Suède avaient officiellement demandé à rejoindre la plus grande alliance militaire du monde – une décision motivée par des problèmes de sécurité liés à la guerre de la Russie en Ukraine – la position de la Turquie dans ce dossier reste toujours déterminante.

Dans les faits, le président turc, Recep Erdogan accuse les deux pays nordiques de « soutenir le terrorisme ». Ce dernier fait en effet référence au Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), qu’Ankara a qualifié de « groupe terroriste », et d’autres groupes armés kurdes actifs en Turquie et dans ses périphéries.

De son côté, le ministre des Affaires étrangères, Mevlut Cavusoglu, critique la Finlande et la Suède pour ne pas avoir extradé des suspects recherchés en Turquie malgré les demandes du gouvernement.

Dans les faits, les personnes recherchées sont soit soupçonnées d’avoir des liens avec le PKK, soit avec le mouvement Gulen, qui est accusé par la Turquie d’une tentative de coup d’État en 2016 qui a engendré la mort de plusieurs centaines de personnes.

Une position mouvante d’Ankara  

Néanmoins, « un revirement de jurisprudence » paraissait s’opérer, début juillet, dans cette épineuse problématique de l’adhésion de Stockholm et Helsinki à l’OTAN. Et pour cause, Ankara avait donné son accord au lancement de cette procédure lors du sommet des dirigeants de l’OTAN à Madrid… Sous couvert, bien entendu, que Helsinki et Stockholm répondent favorablement aux demandes perses sur la question du terrorisme.

En toute logique, la situation demeure encore figée dans ce dossier puisque la Turquie ne compte pas ratifier immédiatement la demande d’adhésion de la Finlande et la Suède, a rappelé Recep Erdogan, samedi 01 octobre. « Nous suivons méticuleusement si les promesses faites par la Suède et la Finlande seront tenues ou non et, bien sûr, la décision finale reviendra à notre grande assemblée », a d’ailleurs martelé le chef de l’État, dans des propos relayés par Europe 1.

Articles en relation