L’Iran rejette toute rencontre diplomatique avec les Etats-Unis tant que l’embargo perdurera

Publication: 30/09/2019

Le président iranien, Hassan Rohani, a confirmé mardi aux Nation unies qu’il ne se déplacera pas à Washington pour s’entretenir avec Donald Trump sur l’épineux dossier du nucléaire et des tensions au Moyen-Orient. Et cela, tant que l’oncle Sam maintiendra ses sanctions économiques et diplomatiques envers la République islamique.

“Au nom de ma nation, j’aimerais annoncer que notre réponse est négative à toute négociation tant qu’il y aura des sanctions (…) Pour que des pourparlers puissent être engagés, il faut respecter les accords.”

Sans grande surprise, le chef d’Etat s’est montré on ne peut plus claire lors de son intervention devant l’auditoire onusien. Rohani répondait ainsi au locataire de la Maison Blanche, qui rappelons-le, a tourné le dos en 2018 à l’Accord de Vienne officialisé en grande pompe trois ans plus tôt. Et réintroduit dans la foulée de lourdes sanctions contre Téhéran.

Levées sous la présidence d’Obama, les sanctions US à l’encontre des secteurs pétrolier et financier iraniens ont effet retrouvé de leur superbe le 5 novembre 2018. Cette décision est le fruit de la politique menée par son successeur, Donald Trump. Ce dernier n’ayant jamais caché sa méfiance envers les intentions du géant perse, tout en fortifiant parallèlement une relation diplomatique toujours plus forte avec Israël… ennemi héréditaire de l’Iran.

Washington menace de durcir les sanctions

Dans les faits, Washington a également entraîné une grande partie de la communauté internationale dans son sillage. Cette dernière doit donc trouver des solutions alternatives pour continuer à commercer avec Téhéran, sous peine de froisser l’ogre américain. Un chantier loin d’être une partie de plaisir tant les Etats-Unis opèrent un chantage tenace envers les pays tiers se risquant à braver les interdits.

Les entreprises asiatiques et de l’UE sont ainsi menacées d’exclusion du marché outre-Atlantique si elles persistent à importer du pétrole iranien, ou d’échanger avec des banques locales ciblées par DC. Celles-ci risquent d’ailleurs de ne plus avoir accès aux circuits financiers internationaux, bloquant de facto tout possibilité de virement, par exemple.

A ce titre, le chef de la diplomatie US, Mike Pompeo, a annoncé mercredi des sanctions contre des sociétés chinoises accusées de transporter sciemment du pétrole depuis l’Iran. Le tout en violation de l’embargo américain, confirme La Presse.

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