Bruxelles couvre Ursula von der Leyen sur ses échanges avec le président de Pfizer

Bruxelles couvre Ursula van der Leyen sur ses échanges avec le président de Pfizer

La Commission européenne a déclaré qu’elle ne pouvait pas et n’avait pas besoin de retrouver les SMS que sa présidente, Ursula von der Leyen, avait échangés avec le patron de Pfizer, Albert Bourla, au plus fort de la pandémie, alimentant son différend avec le chien de garde interne de l’UE, relaie the Guardian.

La défense par la Commission de son droit de ne pas conserver les enregistrements des SMS de U. von der Leyen a fait l’objet d’une publication mercredi par le chien de garde officiel de l’UE. Le médiateur européen a effet mené une première enquête en début d’année après une plainte pour transparence.

Dans une sévère réprimande émise en janvier, Emily O’Reilly, a accusé l’exécutif européen de mauvaise administration. Cette dernière a déclaré que les SMS concernant les politiques et les décisions de l’UE devraient subir le traitement soumis habituellement aux documents découlant des règles de transparence de l’UE.

Le déni assumé de Bruxelles

L’affaire connue sous le nom de « Deletegate » continue donc de s’auto-alimenter. Dans les faits, le New York Times avait rapporté en avril 2021 que U. von der Leyen avait échangé des SMS explicites avec le directeur général de Pfizer, Albert Bourla… Décuplant de facto une suspicion d’accords lucratifs entre les deux parties sur les vaccins Covid de la méga-firme américaine.

Le rapport initial de la médiatrice a par ailleurs révélé que la Commission n’avait fait aucune tentative pour retrouver les SMS. De son côté, l’institution bruxelloise a déclaré qu’elle ne pouvait pas trouver les messages. La raison ? « Ces documents éphémères et de courte durée ne sont pas conservés et n’étaient pas en possession de l’institution ».

Une défense quelque peu défaillante, cela va sans dire…

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