Liban/Israël : le mur de la discorde attise les tensions

La construction d’un mur de 7 mètres de haut et 79 kilomètres de long à la frontière libano-israélienne anime le courroux du gouvernement libanais qui accuse l’Etat hébreux de déséquilibrer la région mais également d’amputer son territoire.

En conséquence, le président Aoun se dit prêt à riposter militairement en cas d’agression et l’a d’ailleurs fait savoir fin février au secrétaire général adjoint des Nations unies aux opérations de maintien de la paix, Jean-Pierre Lacroix.

Le chef d’Etat avait alors évoqué une violation de la souveraineté libanaise en bonne et due forme. Avant de demander à son interlocuteur de maintenir le budget inhérent à la Finul (Force intérimaire des Nations unies au Liban). Et cela, afin de contenir les velléités de son imposant voisin.

Comme le rappelle Liberation, la mission de la Finul “est de veiller au respect de l’application de la résolution 1701, adoptée par l’ONU après la guerre des 33 jours, qui a opposé les deux pays à l’été 2006. Près de 10 500 Casques bleus originaires de 41 pays mènent ainsi nuit et jour des opérations de sécurité dans la zone tampon du Sud-Liban”.

Une problématique insoluble ?

Un contingent important, donc, qui ne manque pas de travail, confirme le média : “Depuis le début de l’année, (les soldats) redoublent de vigilance (…) car le Liban conteste ce rideau de béton qui a émergé sur 500 mètres, à quelques kilomètres de la plage de Naqoura, et assure qu’il ampute son territoire de centaines de milliers de mètres carrés.” 

Mais ce n’est pas tout, puisque “Beyrouth revendique également la souveraineté de treize points litigieux du tracé du barrage israélien sur la ligne bleue, en conformité avec la délimitation des frontières définies en 1923 avec la Palestine par le comité Paulet-Newcombe.”

De ce fait, ce dossier s’annonce aussi long que complexe, à moins que les Etats-Unis interviennent en personne dans le but d’offrir un accord satisfaisant aux deux parties. Pour rappel, M. Aoun avait reçu en ce sens le chef de la diplomatie américaine, Rex Tillerson, le 15 février dernier à Beyrouth.

Source : Liberation 

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