Pologne : les milices civiles se mobilisent contre la menace russe

L’armée polonaise a ouvert ses portes aux milices civiles locales afin de palier à une éventuelle insurrection russe au-delà des frontières biélorusses, ukrainiennes et de l’enclave russe de Kaliningrad.

L’information relayée par le média suisse, Le Temps, indique que ce dispositif est issu d’une loi entrée en vigueur le 1er janvier 2017. Désormais, l’armée de terre, de l’air, de la marine mais également les forces spéciales, bénéficieront de ce nouvel appui :

“A terme, ses effectifs devraient compter quelque 35 000 hommes – la presse polonaise avance même le chiffre de 50 000 – repartis en 17 brigades”, souligne cette même source.

Le but étant de répondre “aux intentions agressives de la Russie”, justifie pour sa part Varsovie. Et pour cause, “cette menace est montée de plusieurs crans depuis l’annexion de la Crimée, en 2014, et le conflit larvé dans l’est de l’Ukraine qui s’en est suivi”, poursuit le média.

Un axe régional fort alternatif à l’OTAN

Le pays s’inspire par ailleurs des Etats baltes qui ont eux aussi opté pour des groupements de défense alternatifs complémentaires  en raison d’une confiance modérée envers l’OTAN.

En effet, l’Estonie, la Lituanie et la Lettonie (pourtant membres tout comme la Pologne de l’Alliance Atlantique) redoutent que leur avenir puisse se jouer entre Washington et Moscou “sur l’autel de la bonne entente entre le nouveau président américain, Donald Trump, et Vladimir Poutine.”

Les présidents lituanien et letton avaient d’ailleurs annoncé en juillet 2015 leur désir d’accentuer leur coopération militaire. Des projets d’acquisition d’armes sont aujourd’hui à l’étude, faisant suite à une augmentation du budget de la Défense des deux nations.

Pour rappel, les Etats baltes ont également accès au Programme d’assistance régionale élaboré par la Pologne en raison de l’instabilité géopolitique qui règne dans cette zone. Les investissements de Vilnius, Riga, et Tallinn bénéficient ainsi du soutien de Varsovie par l’intermédiaire de prêts bancaires et de transferts d’armes.

Source : Le Temps

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