Le Royaume-Uni peu convaincant en matière d’engagements climatiques

hausse du prix du pétrole

Le Royaume-Uni affirme que les nouvelles licences pétrolières et gazières peuvent toujours correspondre aux engagements de la Perfide Albion en matière climatique. Quid de la Cop 21 ?

Le Premier ministre anglais, Boris Johnson, a appelé la communauté internationale (durant le sommet sur le climat de la Cop 26) à respecter l’objectif de température le plus élevé de l’accord de Paris, relaie le site Climate Home News. A contrario, l’Agence internationale de l’énergie a indiqué cette année qu’il n’y avait pas de place pour une nouvelle production de pétrole et de gaz dans un scénario à 1,5 °C.

Curieusement, les élites britanniques justifient toujours la poursuite du développement des champs pétrolifères offshore sur la base qu’ils génèreront moins de carbone que les hydrocarbures importés.

Ce doit être une transition, pas une extinction. Fermer les robinets mettrait en danger la sécurité énergétique mais aussi les emplois britanniques. Cela nous rendrait plus dépendants des importations étrangères », a ainsi tweeté le Secrétaire aux affaires et à l’énergie, Kwasi Kwarteng, qui corrobore cette hypothèse.

Les importations, une option moins « verte »

En ce sens, le gouvernement britannique propose un point de contrôle avant de nouvelles séries de licences, avec la décision de procéder ou non sur la base de six critères. Dans les faits, Londres soutient que la production de son propre pétrole et de son gaz est plus écologique que l’option importation.

Sur ces six tests proposés, trois portent sur les émissions provenant de la production de pétrole et de gaz. Ces émissions proviennent des sociétés pétrolières et gazières qui fuient et brûlent du méthane comme sous-produit et utilisent des combustibles fossiles pour faire fonctionner des navires, des hélicoptères et des machines.

Les deux autres tests proposés sont axés sur le climat. Le premier demande de considérer les émissions dites de « scope 3″, qui proviennent de l’utilisation finale du pétrole et du gaz. L’autre considère l’écart de production mondiale : à savoir que le monde produit plus de combustibles fossiles qu’il ne peut en brûler pour 1,5°C.

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