L’Iran veut se prémunir de toute menace européenne

Emmanuel Macron avait appelé récemment l’Europe à plus de prudence vis-à-vis du programme balistique iranien. Une intervention qui passe mal à Téhéran qui a répondu du tac au tac en promettant d’augmenter la portée de ses missiles si le Vieux Continent se montrait davantage hostile. 

Cette intervention est l’oeuvre de Hossein Salami, commandant adjoint des Gardiens de la révolution islamique :

« Si nous avons maintenu la portée de nos missiles à 2000 km, ce n’est pas en raison d’une insuffisance technique. Nous suivons une doctrine stratégique (…) Pour l’instant, nous avons le sentiment que l’Europe n’est pas une menace. C’est pourquoi nous n’avons pas accru la portée de nos missiles. Mais, (dans le cas contraire)… »

Ce dernier se fait par ailleurs l’écho d’une légère fronde iranienne envers la France quelque peu suspicieuse sur le programme nucléaire de Téhéran mais également sur ses tentations hégémoniques au Moyen-Orient.

Toutefois, la communication diplomatique hexagonale n’est pas la seule à occuper l’esprit des autorités perses. L’ennemi historique, Israël, suscite en effet toujours autant d’hostilité en Iran. H. Salami parle même de « tumeur cancéreuse » pour évoquer Tel Aviv.

« Aujourd’hui, la question de la Palestine est le problème principal dans le monde musulman, car il s’agit d’un pays islamique usurpé et transformé en un moyen de saboter la sécurité de plusieurs pays de la région. Ce régime sioniste doit être combattu », a martelé l’intéressé.

Source : 7/7

Article connexe : 

De la friture sur la ligne entre Paris et Téhéran ?

Articles en relation

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.