Malgré les sanctions imposées par l’UE à la Russie, Moscou et Athènes se rapprochent

Alors que l’Union européenne doit se prononcer le mois prochain sur la prorogation ou non des sanctions imposées à Moscou dans la foulée du conflit ukrainien, Athènes entreprend parallèlement un rapprochement économique avec la Russie, sans pour autant “se mouiller”.

Vladimir Poutine avait à cette fin poser les contours du renforcement d’une telle coopération avec la Grèce dans la presse hellénique, jeudi 26 mai, en marge de sa première visite bilatérale en plus d’un an dans ce pays : “Les relations entre l’UE et la Russie ne connaissent pas de problème qui ne puisse être résolu. “

Et pour cause, si le Premier ministre grec, Alexis Tsipras, avouait dans le même temps n’avoir pas l’intention de se dissocier du vote général de l’Union sur la prolongation des sanctions, ce dernier a toutefois condamné “le cercle vicieux actuel de sanctions, de militarisation et de rhétorique de guerre froide” en vigueur, avant d’indiquer que son pays “pouvait jouer le rôle de pont d’amitié et de coopération entre la Russie et l’UE, et entre la Russie et l’Otan.”

De là à entrouvrir la porte d’une alliance économique entre les deux nations, il n’y a qu’un pas, franchi vendredi 27 mai par la signature “d’un gros paquet d’accords” selon les propos tenus par Vladimir Poutine, portant notamment sur la coopération énergétique et la promotion du tourisme russe en Grèce.

Le président russe a également évoqué l’intérêt de Moscou pour la privatisation des chemins de fer grecs et du port de Thessalonique, lui permettant le cas échéant, de concurrencer l’ogre chinois “qui est en train de s’acheter un véritable collier de perles de ports européens, dont celui du Pirée”, souligne Ioannis Mazis, professeur de géopolitique à l’Université nationale d’Athènes.

Quant à A.Tsipras, il a invoqué de son côté l’irrémédiable besoin d’investissement dont la Grèce a besoin pour valider un rapprochement que l’UE pourrait néanmoins voir d’un mauvais œil : “Ces appels d’offres ne se heurtent pas à des obstacles artificiels ou des approches phobiques et seront traités équitablement” a-t-il martelé.

Source : Le Quotidien

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