La Chine dispose-t-elle de « postes de police » à l’étranger ?

La Chine dispose de "postes de police" à l'étranger pour faire pression sur leurs ressortissants

L’organisation de défense des droits de l’Homme, Safeguard Defenders, a publié un rapport sur les pressions exercées par Pékin contre les Chinois réfugiés à l’étranger.

D’après le document, la police chinoise dispose d’au moins 50 bureaux dans près de 30 pays. Ces derniers se trouvent entre autres en Scandinavie, en Grande-Bretagne, en Allemagne, aux Pays-Bas, en Espagne, en Italie, au Canada ou encore aux États-Unis. Les bureaux s’appellent littéralement « 110 à l’étranger ». Pour information, le 110 n’est autre que le numéro d’urgence de la police à domicile en Chine.

Pékin réfute ces allégations 

De son côté, le média norvégien, Aftenposten, a sollicité l’ambassade de Chine à Oslo afin de faire la lumière sur ce dossier sulfureux. Sans surprise, l’institution a nié en bloc :

Il n’y a pas de telles stations en Norvège. Il n’est pas non plus question de commissariats étrangers. Des postes volontaires ont été créés pour répondre aux besoins des Chinois d’outre-mer, en particulier les personnes âgées, afin de les aider à se connecter pour demander des services, tels que le renouvellement d’un permis de conduire. Les bénévoles de ces sites sont tous issus des communautés chinoises locales. Mais ce ne sont pas des policiers chinois.

Concrètement, ces bureaux présumés ne doivent pas jouir d’une quelconque affiliation avec des ambassades ou des consulats.

Articles en relation