EDF officialise un projet d’un parc éolien offshore en mer du Calvados

EDF Renouvelables et le producteur européen d’énergies vertes, WPD, ont annoncé le 22 février dernier le lancement de la construction d’un parc éolien en mer du Calvados (Courseulles- sur-Mer). Ce dernier démarrera son activité courant 2024 et sera majoritairement financé par une dette sans recours.

Selon EDF, ce site d’une capacité de 448 MW comprendra 64 éoliennes situées à plus de 10 kilomètres au large des côtes du Bessin, sur une surface totale d’environ 45 km². Il produira l’équivalent de la consommation annuelle en électricité de 630 000 personnes. Soit plus de 90 % de la population du Calvados pour une facture totale d’environ 2 milliards d’euros.

Plus de 1000 emplois directs en Normandie

Par ailleurs, le parc éolien en mer du Calvados bénéficie d’un contrat d’achat d’électricité (PPA) d’une durée de 20 ans, accordé par l’Etat en juin 2018. Le chantier d’une durée de trois ans et demi, mobilisera plus de 1000 emplois directs en Normandie. Et participera au développement de la filière industrielle française de l’éolien en mer. Les éoliennes du futur parc trouveront leurs sources au Havre dans l’usine de Siemens Gamesa Renewable Energy.

A sa mise en service au premier semestre 2022, l’usine de fabrication des turbines créera elle-même au total 750 emplois directs et indirects. Cette même usine produira également les 71 éoliennes du parc éolien en mer de Fécamp remporté par le même consortium et dont la construction a été lancée en juin 2020. L’assemblage des éoliennes s’opèrera sur le port du Havre d’avant un transport directe jusqu’au site d’installation par voies maritimes. Les travaux en mer quant à eux démarreront en 2022.

RTE à la manette

RTE, responsable du raccordement du parc, lancera ses travaux à terre dès mars 2021. Le consortium a signé ses principaux contrats de fourniture avec des fournisseurs de premier rang, parmi lesquels :

; Siemens Gamesa Renewable Energy (SGRE) pour les 64 turbines éoliennes de 7 MW chacune

; Saipem pour leurs fondations monopieux 

; Prysmian Group pour les câbles sous-marins reliant les éoliennes aux sous-stations électriques en mer 

; Chantiers de l’Atlantique, avec GE Grid Solutions et SDI pour la sous-station électrique en mer

Large concertation

Dans les faits, ce projet s’appuie sur une large concertation menée depuis plus de dix ans avec les acteurs du territoire (services de l’Etat, élus de la Région Normandie, des communes littorales et associations de riverains).

Enfin, des études environnementales approfondies ont été réalisées par des bureaux d’études experts, en lien notamment avec les associations locales de protection de la nature et de l’environnement.

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