Focus sur le « Palmarès de la féminisation des instances dirigeantes des entreprises du SBF120 »

Palmarès de la féminisation des instances dirigeantes des entreprises du SBF120

Le cabinet, ConvictionsRH, a publié les résultats de la 8 ème édition du « Palmarès de la féminisation des instances dirigeantes des entreprises du SBF120 ». Et cela, dans le cadre des Assises de l’égalité économique et professionnelle.

Pour information, le SBF 120 (Société des Bourses Françaises) n’est autre qu’un indice boursier actif sur la place de Paris. Ce dernier est déterminé à partir des cours de 40 actions du CAC 40 et de 80 valeurs issues des compartiments A et B Euronext.

Représentatif du marché dans son ensemble, l’indice SBF 120 est un indice dit « de référence ». Il comprend une révision annuelle fin juin effectuée par le conseil scientifique d’Euronext. Les révisions sont applicables le 1er septembre suivant.

Palmarès de la féminisation du SBF120

Mis en place en 2013, dans le cadre du suivi de la loi Copé-Zimmermann, le Palmarès de la féminisation permet d’établir annuellement le classement des 120 plus grandes entreprises françaises en mettant en lumière leur engagement en faveur de la féminisation de leurs instances dirigeantes et plus largement en faveur de l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes.

Ce classement est établi à partir de données chiffrées transmises par les entreprises de manière volontaire et déclarative. Pour la deuxième année consécutive, le ministère chargé de l’Égalité entre les femmes et les hommes, de la Diversité et de l’Égalité des chances a mandaté le cabinet de conseil, ConvictionsRH, pour réaliser le Palmarès.

Cette nouvelle édition s’inscrit dans la continuité avec une grille de critères identique à celle utilisée pour la 7ème édition et un engagement toujours marqué des entreprises participantes. Pour cette nouvelle édition, près de 97% des entreprises sollicitées ont participé à la collecte de données contre 95% en 2019.

sans surprise, le ministère félicite cet engagement, qui confirme une attention croissante des plus grandes entreprises en faveur de l’égalité professionnelle.

Résultats du Palmarès 2020

Dans le cadre des Assises de l’égalité économique et professionnelle qui se sont déroulées le 25 octobre, la ministre Élisabeth Moreno, a tenu à remercier toutes les entreprises participantes ainsi que les 9 entreprises lauréates.

Les entreprises du Top 5

  • Pour la 5 ème année consécutive, l’entreprise GECINA conserve la 1ère place du classement avec un score de 91,55/100. Son exemplarité passe notamment par la présence de plus de 40% de femmes dans les instances étudiées par le Palmarès (Conseil d’Administration, Comités exécutifs et Top 100).
  • Le haut du classement reste sensiblement similaire aux années précédentes, les entreprises Sodexo (2ème) et Maisons du Monde (5 ème) conservent leur rang.
  • La Française des Jeux intègre le classement, pour la première année, et se positionne en 4ème position.
  • Mercialys, quant à elle, gagne une place et devient 3 ème.

Prix spéciaux

  • L’Oréal (6 ème) – Parité du Top 100 (51% de femmes)
  • Rubis (57 ème) – Parité du COMEX/CODIR (50% de femmes)
  • ALD Automotive (43 ème) – Meilleure progression de l’année (64 places de plus par rapport à 2019)
  • La Française des Jeux (4 ème) – Meilleur Index de l’égalité (100/100 à l’Index global et 10/10 au dernier indicateur – nombre de personnes du sexe sous-représenté dans les 10 plus hautes rémunérations)

Enseignements de cette 8ème édition

Le classement 2020 confirme une nouvelle fois l’impact de la loi Copé-Zimmermann sur l’évolution des taux de féminisation des conseils d’administration et de surveillance puisqu’ils sont passés de 26,2% en 2013 à 45% en 2019 puis à 45,5% en 2020 (+ 0,5 points en un an).

Les taux de féminisation des comités exécutifs marquent une nette progression en un an en passant de 13% en 2013, à 21,4% en 2019 puis à 24,7% en 2020 (+3,3 points en un an). Le Top 100, quant à lui, reste stable avec un résultat identique au taux enregistré en 2019 : 26,2% (contre 18,5% en 2013).

Les organes composant les conseils d’administration que sont les comités des nominations et des rémunérations respectent le principe de mixité avec une moyenne de 47% de femmes dans les comités des nominations et 48% dans les comités des rémunérations. Ces deux comités représentent les instances les plus féminisées parmi celles étudiées dans le cadre du Palmarès.

Les efforts restent cependant à poursuivre pour les postes de direction générale et de présidence du conseil d’administration même si une légère progression a vu le jour entre 2019 et 2020. Seules 12 femmes sont directrices générales ou présidentes de directoire (contre 11 en 2019) et 11 femmes présidentes de conseil d’administration ou de surveillance (contre 7 en 2019).

A lire aussi : Florence Parly veut plus de femmes haut gradées

Articles en relation