Le Soudan du Sud en passe de retrouver sa production pétrolière d’avant-guerre

Le Soudan du Sud retrouve sa production pétrolière d'avant-guerre

C’est un secret de Polichinelle, la production d’or noir est vitale pour l’économie du Soudan du Sud dont les revenus dépendent du pétrole à plus de 90%. Djouba devrait d’ailleurs bientôt retrouver ses standards d’avant-guerre avec une production quotidienne de 350 000 barils. Parallèlement, le gouvernement souhaite diminuer sa dépendance au Kenya pour ses échanges internationaux. En ce sens, la piste djiboutienne est plus que jamais d’actualité.

Comme le souligne Courrier International, « le Soudan du Sud a acheté un terrain à Djibouti afin d’y construire un port. Pour cet État enclavé de la Corne de l’Afrique, l’acquisition d’un terrain de 12 000 m2 situé dans le port de Djibouti devrait déboucher sur la construction d’une installation portuaire. Par cette acquisition, (Djouba) entend surtout diminuer sa dépendance, pour l’importation et l’exportation de ses produits, vis-à-vis du port de Mombasa, au Kenya. Ce dernier constitue, avec Port-Soudan, son principal accès maritime ».

Vers une production pétrolière d’avant guerre

Pour rappel, les autorités ont également annoncé ce mercredi 14 septembre 2022 qu’elles comptaient proposer aux investisseurs 14 nouveaux blocs d’exploitation pétrolière. L’objectif annoncé étant d’atteindre ainsi le seuil 350 000 barils par jour, soit la production d’avant la guerre.

Et pour cause, ce dossier est d’autant plus prégnant que le Soudan du Sud n’en finit plus avec les luttes intestines, les projets de paix et les restructurations gouvernementales. Les velléités de leadership opposant Salva Kiir et Riek Machar ont malheureusement débouché en décembre 2013 sur une terrible guerre civile qui a fait plus de 400 000 morts sur le territoire. Mais aussi poussé plus de 4 millions de civils, soit près d’un tiers de la population, à quitter leur foyer.

Encore loin des objectifs escomptés par Djouba

Dans les faits, cet objectif économique reste pourtant loin des ambitions affichées au mois de mars 2019 par l’ambassadeur du Soudan du Sud en Ethiopie, James Morgan. Le diplomate martelait en effet auprès de la presse internationale que Djouba visait ni plus ni moins « un million de barils de pétrole par jour d’ici fin 2019 ». Une hypothèse soutenue par la réouverture partielle début janvier 2019 des puits pétroliers situés dans l’Etat d’Unité, l’une des régions locales les plus riches en la matière.

Articles en relation