Le cas de l’Afghane, Taibeh Abbasi, fait débat en Norvège

Alors que l’Afghanistan brille toujours par son insécurité chronique, les civils ayant réussi à fuir la violence et à rejoindre un pays plus sûr sont toujours sous la menace d’un retour express. C’est le cas notamment de la famille de Taibeh Abbasi, qui vient d’obtenir son diplôme de fin d’études secondaires en Norvège.

Cette dernière – pourtant bien intégrée dans le nord de l’Europe, et qui plus est n’a jamais mis les pieds en Afghanistan –  reste pourtant sous le coup d’une expulsion vers sa patrie d’origine, tout comme sa famille. Une situation qu’Amnesty International ne peut tolérer et le fait savoir dans un réquisitoire engagé :

“La famille de Taibeh a fui l’Afghanistan ravagé par la guerre pour chercher refuge en Iran. Victimes de discriminations, ils ont fini par se réfugier en Norvège. De ce fait, comment le gouvernement norvégien peut-il prétendre que l’Afghanistan est un pays sûr ? Sachant qu’il déconseille fortement à ses citoyens de voyager dans l’une ou l’autre des régions du pays (…) Tient-il à ce point à se montrer ferme sur les questions d’immigration qu’il soit prêt à briser les rêves d’une adolescente et à la mettre en danger, ainsi que sa famille”, s’interroge ainsi l’ONG.

Des chiffres alarmants

Avant de s’appuyer sur les chiffres onusiens inhérent au contexte sécuritaire afghan : “D’après les chiffres que vient de publier l’ONU, 1 692 personnes ont été tuées au cours des six premiers mois de l’année 2018 – plus qu’à toute autre période comparable depuis que des statistiques ont commencé à être compilées il y a 10 ans (…) En conséquence,  il est impossible d’affirmer que cet Etat est suffisamment sûr pour procéder à des renvois.  (Pire), les États qui avaient assuré le peuple afghan de leur soutien mettent aujourd’hui leurs vies en péril, en violation flagrante du droit international”, fustige le document.

Pour rappel, plus de 5,8 millions d’Afghans sont rentrés dans leur pays entre 2002 et 2017. Et cela, la plupart du temps contre leur gré.

A suivre…

Source : Amnesty International

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