L’Irak craint d’être une victime collatérale du conflit entre Washington et Téhéran

Publication: 27/06/2019

En visite mercredi 26 juin à Londres pour y rencontrer la Première ministre britannique, Theresa May, le président iranien, Barham Saleh, a également commenté l’activité sécuritaire américano-iranienne. Deux de ses principaux alliés. Et le moins que l’on puisse dire est que Bagdad n’a aucune envie de goûter à une nouvelle péripétie guerrière dans la région.

“L’Irak demande à tout le monde de se calmer. Nous avons vécu quatre décennies de troubles. Nous ne voulons pas nous retrouver mêlés à une autre guerre”, a ainsi martelé le chef d’Etat devant les médias internationaux.

Avant de préciser que son pays ne servira pas une nouvelle fois de “champ de bataille par procuration”. Et cela, en faisant référence aux importantes divergences géopolitiques et diplomatiques qui éloignent ses deux alliés américain et iranien. “Nous ne voulons pas être victimes d’un conflit au Proche-Orient. Nous n’avons pas terminé la dernière guerre contre le terrorisme.”

Et pour cause, même si les autorités irakiennes ont décrété fièrement, il y a un an, une victoire totale sur l’Etat islamique, force est de constater que la menace djihadiste demeure encore en sommeil sur le territoire.

De son côté, Theresa May s’est engagée à ce que le Royaume-Uni appuie davantage Bagdad dans cette lutte acharnée. Sans toutefois indiquer si cette aide serait humaine ou simplement logistique.

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