L’Irak craint d’être une victime collatérale du conflit entre Washington et Téhéran

En visite mercredi 26 juin à Londres pour y rencontrer la Première ministre britannique, Theresa May, le président iranien, Barham Saleh, a également commenté l’activité sécuritaire américano-iranienne. Deux de ses principaux alliés. Et le moins que l’on puisse dire est que Bagdad n’a aucune envie de goûter à une nouvelle péripétie guerrière dans la région.

« L’Irak demande à tout le monde de se calmer. Nous avons vécu quatre décennies de troubles. Nous ne voulons pas nous retrouver mêlés à une autre guerre », a ainsi martelé le chef d’Etat devant les médias internationaux.

Avant de préciser que son pays ne servira pas une nouvelle fois de « champ de bataille par procuration ». Et cela, en faisant référence aux importantes divergences géopolitiques et diplomatiques qui éloignent ses deux alliés américain et iranien. « Nous ne voulons pas être victimes d’un conflit au Proche-Orient. Nous n’avons pas terminé la dernière guerre contre le terrorisme. »

Et pour cause, même si les autorités irakiennes ont décrété fièrement, il y a un an, une victoire totale sur l’Etat islamique, force est de constater que la menace djihadiste demeure encore en sommeil sur le territoire.

De son côté, Theresa May s’est engagée à ce que le Royaume-Uni appuie davantage Bagdad dans cette lutte acharnée. Sans toutefois indiquer si cette aide serait humaine ou simplement logistique.

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