Gaz : Total ne veut pas renoncer au marché iranien

Publication: 27/03/2018

Alors que Washington menace de sortir de l’accord de Vienne qui a levé en juillet 2014 de nombreuses restrictions commerciales à l’encontre de Téhéran, Total s’accroche aux juteuses ressources d’or noir et de gaz du géant perse.

Le groupe pétrolier voit en effet d’un très mauvais oeil le retour d’un embargo économique international sur l’Iran, dont la politique liée à la très lourde restriction de son programme nucléaire ne correspond pas aux attentes américaines. C’est un euphémisme. Total souhaite donc trouver “un arrangement à l’amiable” avec la Maison Blanche afin de pouvoir continuer à prospérer sur le territoire iranien.

La firme française entend en effet préserver ses intérêts dans le développement de South Pars, le plus grand gisement de gaz naturel de la planète, dans lequel il a déjà investi deux milliards de dollars. Une manne financière particulièrement conséquente, vous en conviendrez.

Téhéran menace Total

Toutefois, cette dernière pourrait ne plus revoir la couleur de ses capitaux si elle renonçait à ce contrat. Et cela, “en dehors de la mise en oeuvre de sanctions par le Conseil de sécurité de l’ONU”, avait laissé entendre en novembre 2017 Bijan Zanganeh, le ministre iranien du Pétrole.

Il est donc aisément compréhensible que Total joue la montre dans ce dossier. Tout comme la France, le Royaume-Uni et l’Allemagne qui militeraient plutôt pour la mise en oeuvre de nouvelles sanctions afin de convaincre les Etats-Unis de rester dans l’accord.

Pour rappel, Donald Trump devrait clarifier la position US sur ce dossier au mois de mai prochain.

Source : L’Usine Nouvelle

Article connexe :

Total : une stratégie diplomatique qui porte ses fruits au Moyen-Orient

 

Publié par

réagir à cet article

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.



Dans la même catégorie

Syrie : les forces kurdes trouvent un accord avec Damas pour contrer l’offensive d’Ankara

Alors que la déferlante turque s’abat actuellement sur les forces armées kurdes de Syrie (FDS) positionnées au nord du pays,... Voir l'article

Le charbon est loin d’avoir dit son dernier mot

Alors que le charbon, largement stigmatisé lors de la Cop 21 parisienne, fait partie des énergies fossiles les plus polluantes... Voir l'article

Nuages noirs sur Chine rouge

Xi Jinping se voit comme le successeur de Mao Tsé-toung. Mais la démonstration de force organisée par Pékin pour les... Voir l'article

Syrie : Washington retire ses troupes au Nord et laisse les forces kurdes à la merci d’Ankara

Si Donald Trump avait indiqué au moins de janvier dernier que le retrait des forces US du nord-est de la... Voir l'article

  • Urgent

    Syrie : les forces kurdes trouvent un accord avec Damas pour contrer l’offensive d’Ankara

    Alors que la déferlante turque s’abat actuellement sur les forces armées kurdes de Syrie (FDS) positionnées au nord du pays, le régime de Bachar al-Assad... Voir l'article

    Le charbon est loin d’avoir dit son dernier mot

    Alors que le charbon, largement stigmatisé lors de la Cop 21 parisienne, fait partie des énergies fossiles les plus polluantes de la planète, force est... Voir l'article

  • personnalites

    Nuages noirs sur Chine rouge

    Xi Jinping se voit comme le successeur de Mao Tsé-toung. Mais la démonstration de force organisée par Pékin pour les 70 ans de la fondation... Voir l'article

    Alstom, scandale d’Etat ?

    Les modalités et les ramifications de la vente d’Alstom Energie à son concurrent américain General Electric plongent l’observateur dans un océan d’incompréhension. La justice française... Voir l'article

    Le Maroc, entre tradition et progrès

    ENTRETIEN. Géopolitologue et islamologue, Charles Saint-Prot est un des meilleurs spécialistes français du Maroc. A l’occasion des vingt ans de règne du roi Mohammed VI,... Voir l'article