Bahreïn : le chef de l’opposition chiite fait les frais d’une cabale politique

Le chef du mouvement Al-Wefaq, Cheikh Ali Salmane, a été reconnu coupable par la Cour suprême bahreïnie d’intelligence avec le Qatar, ennemi juré de Riyad. Mais aussi de Mascate par le jeu des alliances régionales. 

Salmane finira donc ses jours en prison puisque les juges de dernière instance l’ont condamné, ce lundi, à une peine à perpétuité. Concrètement, les magistrats se sont appuyés sur une conversation téléphonique datant de 2011 entre le chef d’opposition chiite et l’ancien Premier ministre du Qatar, cheikh Hamad ben Jassem Al-Thani, pour délibérer.

Selon Le Point, de nombreuses ONG internationales, dont Amnesty, sont immédiatement montées au créneau pour dénoncer un jugement politique assimilable à « une parodie de justice ».

De son côté, le groupe d’opposition, The Bahrain Institute for Rights and Democracy, est allé encore plus loin en affirmant qu’il s’agissait « d’une vengeance politique et d’une insulte à la justice ». Avant d’ajouter que cette décision faisait « honte aux dirigeants de Bahreïn et à leurs alliés, les Etats-Unis et le Royaume-Uni ».

Pour information, le Bahreïn est dirigé par une monarchie sunnite. Et cela, alors que la population du royaume est à majorité chiite.

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