Donald Trump obtient gain de cause pour son décret anti-immigration

Le locataire de la Maison Blanche a remporté une âpre bataille politico-judiciaire mardi 26 juin avec la validation par la Cour suprême du “Muslim ban”. Un décret fermant les frontières américaines à près de 150 millions de ressortissants issus de six pays à majorité musulmane (Yémen, Syrie, Libye, Iran, Somalie et Corée du Nord).

Cette troisième monture du texte instaurée par Washington le 27 janvier dernier a été entérinée aujourd’hui à 5 juges contre 4. Une décision qui risque une nouvelle fois de provoquer un vif émoi auprès de l’opinion internationale qui considère ce dispositif comme anti-musulman.

Les pays concernés par “cette interdiction de séjour” représentent en effet une menace terroriste avérée pour Donald Trump. L’intéressé avait d’ailleurs fait de la lutte contre “la menace musulmane” un argument majeur de campagne. Et visait même une interdiction totale du territoire US à cette population.

Satisfaire son électorat

Son discours tenu à la suite de l’attentat de San Bernardino en était d’ailleurs la plus belle illustration avec une phrase qui ne laissait pas de place aux doutes : “Le pire est à venir, nous allons subir plus de World Trade Centers”, clamait-il alors devant une foule acquise à sa cause.

Sans surprise, ces propos largement condamnés à l’international avaient fait les affaires de plusieurs groupes djihadistes, à l’image de l’organisation Al-Shabaab (affiliée à Al-Qaïda) qui avait appelé les musulmans américains à fuir l’atmosphère oppressive de l’Occident pour les terres de l’islam” en utilisant un clip à l’effigie de Trump.

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