DCNS décroche le contrat du siècle en Australie !

Le groupe industriel et militaire français, qui était en compétition avec l’allemand TKMS et le japonais Mitsubishi Heavy Industries sur un appel d’offres de Canberra portant sur la production de douze sous-marins à propulsion classique, a remporté le contrat estimé à 34,3 milliards d’euros. Cet accord comprend la conception, les transferts de technologie, la production, le système de combat et la maintenance pendant vingt-cinq ans.

« Les recommandations lors du processus d’évaluation des offres ont été sans équivoque : l’offre française est la plus à même de répondre aux besoins uniques de l’Australie » a annoncé en grande pompe le Premier ministre, Malcolm Turnbul. Ce dernier a ajouté dans la foulée que « ces sous-marins seront les plus sophistiqués du monde, et ils seront construits ici, en Australie (2800 emplois créés). »

Et pour cause, l’un des points culminants du dossier reposait sur le rôle central que doivent jouer les chantiers navals locaux implantés dans la région d’Adélaïde (Australie-Méridionale), gravement touchée par le chômage. DCNS s’était donc faufilée dans cette brèche en proposant au Parlement australien que la construction des futurs sous-marins soit réalisée à hauteur de 70% dans le pays; une option qui s’est révélée payante.

Du côté de l’À‰lysée, la satisfaction est bien sûr de mise : « Ce contrat historique marque une avancée décisive dans le partenariat stratégique entre les deux pays, qui vont coopérer durant cinquante années sur l’élément majeur de souveraineté que représente la capacité sous-marine (…) Ce nouveau succès sera créateur d’emplois et de développement en France comme en Australie. »

Enfin, pour le PDG du groupe, Hervé Guillou, il ne s’agit ni plus ni moins que de « l’affaire du siècle » ; une opportunité en or pour l’entreprise, mais aussi pour la marine et le gouvernement qui souhaite redynamiser l’export hexagonal. Le Monde révèle dès lors que cet accord mobilisera en France plus de 4 000 personnes pendant six ans chez DCNS et ses 200 sous-traitants, principalement pour le constructeur naval sur les sites de Cherbourg, Nantes et Lorient.

Pour rappel, la mise en service du premier sous-marin est prévue pour 2030. Ces bâtiments sont appelés à remplacer la flotte locale de six sous-marins Collins.

Source : Le Monde

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