L’Allemagne confiante sur un embargo européen sur le pétrole russe

Le pétrole chute en raison de la morosité économique US et chinoise

Alors que la Hongrie, la Slovaquie et la République Tchèque ne voient pas d’un bon œil un embargo du pétrole russe par l’Union européenne, le ministre allemand de l’économie, Robert Habeck, considère de son côté que cette hypothèse pourrait prendre du poids à très court terme.

L’intéressé a en effet confirmé lundi outre-Rhin qu’un tel accord demeurait « à portée de main », précisant « qu’Il n’y avait plus que quelques États, surtout la Hongrie, qui ont signalé des problèmes ».

Habeck a également indiqué que Moscou avait vendu moins de pétrole ces dernières semaines mais bénéficié corrélativement de plus de revenus en raison des prix élevés du marché actuellement.

Comme le souligne Le Figaro, Bruxelles planche sur un arrêt des importations de pétrole brut russe dans les six mois et des produits raffinés d’ici à fin 2022. La Commission européenne se dit également prête à accorder une dérogation de deux années à la Hongrie, la Slovaquie et la République tchèque pour faire face à cet embargo.

Néanmoins – ces trois Etats, très dépendants du pétrole russe – pourraient continuer à s’appuyer sur leur droit de véto s’ils n’obtenaient pas plus de garanties de la part de l’Union. Budapest a par exemple exigé « au moins quatre années et près de 800 millions d’euros en financements européens pour adapter ses raffineries et augmenter la capacité de l’oléoduc Adria qui vient de Croatie ».

A suivre donc…

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