Washington demande à Bagdad une sécurité renforcée pour ses troupes

Le chef de la diplomatie US, Mike Pompeo, a tapé du poing sur la table dimanche 23 février en appelant le gouvernement irakien à serrer les boulons concernant la sécurité des diplomates et des troupes américaines déployées sur un territoire irakien en pleine crise depuis la mort du général iranien, Qassem Soleimani.

Selon Le Figaro, M. Pompeo a déclaré au téléphone au Premier ministre désigné, Mohammed Allawi – qui a convoqué pour ce lundi un vote de confiance au Parlement – que les États-Unis soutiennent un Irak “fort, souverain et prospère”.

Dans cet entretien, le secrétaire d’État “a souligné l’obligation de l’Irak de protéger les diplomates, les forces et les installations américaines et de la coalition” qu’ils dirigent en Irak. Mais ce n’est pas tout, l’intéressé a également surligné “l’urgence avec laquelle le prochain gouvernement irakien doit mettre fin aux meurtres de manifestants, assurer la justice pour ceux qui ont été tués et blessés, et répondre aux doléances des protestataires”.

Concrètement, les Irakiens demandent une refonte du pouvoir passant par des élections anticipées, la formation d’un gouvernement temporaire ainsi que l’ouverture d’une enquête sur le meurtre et l’enlèvement de plusieurs militants. Mais ce n’est tout, ces derniers s’insurgent parallèlement contre une corruption invasive coupable d’avoir divisé le PIB par deux depuis la fin de Saddam Hussein en 2003… Et des services publics désœuvrés, malgré un potentiel pétrolier important.

Les Etats-Unis omniprésents

Pire, la pénurie d’électricité frappant actuellement le pays ne manque pas de creuser inexorablement ce fossé “démocratique”. Les djihadistes en font d’ailleurs leur fonds de commerce puisque les attaques ne faiblissent pas contre les lignes à haute tension.

Alors que Bagdad pourrait atteindre une auto-suffisance énergétique au minimum dans quatre ans, selon les experts, la situation reste malheureusement toujours problématique pour la population, puisque l’Etat peine à résoudre cette équation complexe. La production nationale ne couvrant que 60% de la demande domestique.

De plus, les autorités subissent aussi de plein fouet l’embargo américain sur l’Iran, son principal fournisseur énergétique. L’Irak se doit donc de réagir en cherchant “les réponses” sur son sol. Ainsi, si les décideurs locaux ont déjà signé début 2018 un protocole d’accord avec la compagnie US, Orion Gas Processors, pour exploiter le gaz du champ pétrolier de Ben Omar (Sud), les investigations se poursuivent à l’Ouest au sein du désert occidental.

Pour rappel, les ministres de la Défense des pays membres de l’Otan doivent encore donner leur accord pour renforcer le rôle de l’Alliance (sur le territoire dévasté)… Où les Américains ne sont plus les bienvenus après l’assassinat début janvier dans la capitale du général iranien, Qassem Soleimani.

Dans les faits, Donald Trump a demandé aux alliés de l’Otan de prendre une partie de la charge de travail de la coalition internationale, notamment l’entraînement et la formation des troupes irakiennes.

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