Charlie Hebdo : Maryse Wolinski évoque une gestion troublante de la sécurité

Les attentats de Charlie Hebdo laissent nombre de questions en suspens
Les attentats de Charlie Hebdo laissent nombre de questions en suspens

Dans une interview accordée à France Info, l’épouse du dessinateur Georges Wolinski fait part de son désarroi face à une gestion imprudente des autorités dans le dossier Charlie.

Comment une scène de guerre a-t-elle pu se produire, en France, dans les locaux d’un journal satirique ?

Cette question hante quotidiennement Maryse Wolinski depuis cette terrible tragédie. Si cette incompréhension est légitime, cette dernière soulève d’autres interrogations en évoquant “de nombreuses failles” dans le dispositif sécuritaire de la structure.

« Malgré les menaces, Charlie n’était pas assez protégé. Qui avait donc pris la décision d’alléger le dispositif de protection, et pourquoi ? » condamne M.Wolinski qui tire à boulets rouges sur le syndicat policier Alliance dont les pressions sur le gouvernement auraient eu pour but « d’alléger la surveillance de Charlie Hebdo. »  Si le secrétaire général d’Alliance, Jean-Claude Delage, justifie sobrement cette décision par “l’inefficacité des dispositifs de surveillance statique”, cette révélation reste étonnante.

L’intéressée poursuit son réquisitoire en soulignant la naïveté de la DGSI coupable semble-t-il « d’avoir été bernée par les ruses des djihadistes qui ont tout fait pour rester inaperçus à leur retour en France. Et persiste et signe dans la foulée en ironisant sur « le nombre potentiel d’agents dormants dans le pays. » 

M.Wolinski révèle également l’état de santé dramatique du journal avant les attentats et constate avec stupeur le recrutement immédiat d’une directrice de la communication, très prisée dans la sphère communicante : « celle qui avait sorti Dominique Strauss-Kahn du mauvais pas que l’on sait. »

Pour rappel, les juges d’instruction en charge des attentats parisiens de Charlie Hebdo, Montrouge, et l’Hyper Cacher (17 morts) avaient déjà demandé, en septembre dernier, la levée du secret-défense des actes d’enquête effectués par la DGSI sur les frères Kouachi et Amedy Coulibaly avant qu’ils ne passent pas à l’action. Leur surveillance laisse en effet planer plusieurs zones d’ombre.

Retrouvez l’intégralité de l’interview sur le site de France Info

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