Syrie/Irak : l’axe anti-Etat islamique se réunit à Washington

Publication: 22/03/2017

Les 68 nations qui combattent actuellement le djihadisme en Syrie et en Irak se sont réunies mercredi 22 mars à Washington afin de renforcer un peu plus une action jugée parfois poussive sur le terrain.

L’administration Trump suscite irrémédiablement les doutes auprès de leurs partenaires internationaux. Et pour cause, après une concertation mitigée avec les Européens sur la question de l’OTAN lors de la conférence de Munich mi-février, les émissaires américains doivent se frotter aujourd’hui à la coalition anti-daesh qui souhaite parfaire sa politique d’intervention sur les territoires syrien et irakien.

Le président US, via son secrétaire d’Etat, Rex Tillerson, compte donc rappeler à ses alliés que ses promesses électorales sur ce dossier restent scrupuleusement les mêmes, à savoir “démolir le groupe EI en éradiquant de la planète cet ennemi abominable.”

Une ligne directrice qui dénote toutefois avec un axe préférentiel basé sur un programme nationaliste et isolationniste évasif, d’où le scepticisme ambiant…

Lundi, le Premier ministre irakien, Haider al-Abadi, avait déjà brandi une première salve en invitant les USA à “accélérer leur aide localement”, tant la problématique de la reprise de Mossoul semble épineuse.

En effet, “après avoir conquis fin janvier les quartiers orientaux, les forces irakiennes mènent depuis le 19 février une opération sur l’ouest de la cité”, rappelle le Parisien.

Néanmoins, la complexité de la configuration des rues rend cette perspective laborieuse. Et sans une aide efficiente de Washington, ce “chantier” pourrait prendre plusieurs années.

Irak et Syrie, même combat ?

En ce qui concerne la problématique syrienne, les efforts devraient à nouveau être concentrés autour du fief de l’EI, Raqa. Le but étant de couper toutes les voies de ravitaillement permettant aux terroristes de faire encore illusion depuis cette zone stratégique.

Parallèlement, une autre ville incontournable du pays devrait toujours bénéficier d’une action soutenue. Il s’agit de Deir Ezzor à l’Est dont l’axe routier principal menant à Raqa a récemment été coupé par les forces arabo-kurdes.

Actuellement, la coalition estime que l’organisation a déjà perdu 65% des territoires qu’elle contrôlait à son apogée dans l’Etat mené d’une main de fer par Bachar el-Assad.

Source : Le Parisien

 

Publié par

réagir à cet article

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.



Dans la même catégorie

Washington demande à Bagdad une sécurité renforcée pour ses troupes

Le chef de la diplomatie US, Mike Pompeo, a tapé du poing sur la table dimanche 23 février en appelant... Voir l'article

Le piratage audiovisuel, nouveau terrain de jeu du grand banditisme

Ces derniers mois, plusieurs affaires de démantèlement de réseaux criminels liés au piratage audiovisuel en ligne ont défrayé la chronique... Voir l'article

Canicule : un risque majeur lors de la prochaine décennie

80 millions, c’est le nombre d’emplois qui pourraient disparaître d’ici 10 ans à l’échelle planétaire. Et cela, en raison du... Voir l'article

L’ONU de plus en plus pressante sur le dossier libyen

Le Conseil de sécurité des Nations Unies a adopté mercredi 12 février une résolution condamnant la recrudescence des violences en... Voir l'article

  • Urgent

    Washington demande à Bagdad une sécurité renforcée pour ses troupes

    Le chef de la diplomatie US, Mike Pompeo, a tapé du poing sur la table dimanche 23 février en appelant le gouvernement irakien à serrer... Voir l'article

    Le piratage audiovisuel, nouveau terrain de jeu du grand banditisme

    Ces derniers mois, plusieurs affaires de démantèlement de réseaux criminels liés au piratage audiovisuel en ligne ont défrayé la chronique judiciaire européenne. Et pourtant, malgré... Voir l'article

  • personnalites

    Josep Borrell en visite à Téhéran pour préserver l’Accord sur le nucléaire

    Le chef de la diplomatie européenne, Josep Borrell, s’est rendu lundi 3 février dans la capitale iranienne afin de conforter le gouvernement local de la... Voir l'article

    Venezuela : le leader de l’opposition, Juan Guaido, peine à convaincre

    “Juan Guaido est à la tête d’une opposition fatiguée”, confirme Florence Pinot de Villechenon, professeure à l’ESCP et directrice du Cérale, auprès de France 24.... Voir l'article

    Sultanat d’Oman : les défis de Haitham ben Tarek

    Sayed Haïtham ben Tarek al-Saïd succède à Qabous Ibn Saïd al-Saïd sur le trône d’Oman. Le nouveau sultan hérite d’un pays relativement stable même s’il... Voir l'article