Facebook et Twitter : une politique de censure à double tranchant ?

Les élections américaines, qui ont finalement couronné le démocrate Joe Biden, malgré les accusations de fraude de son rival Donald Trump, ont également vu émergé une politique de censure particulièrement invasive de la part de nombreux médias mainstream*. Mais aussi de plusieurs réseaux sociaux d’envergure internationale, comme Twitter ou Facebook.

Et pour cause, ces derniers sont allés encore plus loin en s’octroyant un rôle de “chien de garde” d’un nouveau genre qui ne manque pas d’interpeller. A l’image d’une censure lunaire à l’égard d’un président encore en exercice, Donald Trump, ou en matière de politique sanitaire internationale.

Concrètement, si cette volonté démontre des intérêts politiques et économiques à peine voilés, cette stratégie mêlant soft et hard power n’en reste pas moins à double tranchant. En effet, comme le souligne Capital, “les actions de Twitter et Facebook (ont enregistré lundi 11 janvier) un repli de 8% et 2% sur les marchés US. Et cela, après que ces groupes ont pris la décision de bloquer les comptes de Donald Trump. Le VIX grimpait alors de près de 10% (indice de volatilité du SP500, le principal indice américain) avant l’ouverture des marchés.

Même si la capitalisation de Twitter en bourse (40 milliards de dollars) est 19 fois plus faible que celle de Facebook (762 milliards), (il sera intéressant) à l’avenir de surveiller l’impact psychologique sur les indices américains de la baisse du cours de ces valeurs. Les valeurs technologiques sont des valeurs de croissance dont les multiples de valorisation sont souvent élevés. Facebook a par exemple un ratio cours sur bénéfice supérieur à 40. Tout ce qui peut perturber la perception des investisseurs sur une valeur à court ou moyen terme peut (donc) générer plus de volatilité”, poursuit le média.

*Le « Reuters Institute Digital News » a publié son rapport annuel en juin dernier, relayé par Breizh Info. Ainsi, “en janvier et février 2020, avant la pandémie, des échantillons représentatifs de 2000 personnes ont été sondés dans 40 pays d’obédience occidentale. Selon ces sondages, le taux moyen de confiance dans les médias, en baisse pour ces 40 pays, s’établit à 38%. Mais il n’est que de 29% aux USA, qui prétendent encore diriger la planète et se classent 31ème/40, de 28% au Royaume-Uni (34ème/40) et de 23% en France, phare de l’humanité, mais qui se classe, hélas, 39ème sur 40”.

Qu’en sera-t-il après la pandémie ?

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