Attentat de Nice : Libération charge le dispositif de sécurité

Publication: 21/07/2016

Dans son édition du jour, Libération atteste qu’il n’y avait qu’une seule voiture de police pour barrer l’entrée de la rue piétonne de la Promenade des Anglais lors de la tragédie du 14 juillet à Nice. Le ministère de l’Intérieur a immédiatement répliqué en évoquant une “contre-vérité” pure et simple.

Selon une source policière ayant visionné les images de la vidéosurveillance (interrogée sous couvert d’anonymat), “un seul véhicule de police, celui des agents municipaux, se trouvait au milieu de la chaussée, côté mer, à l’endroit où l’artère devenait piétonne en ce soir de fête peu avant que le camion arrive.”

Pire, “aucun membre de la police nationale n’est alors présent“, indique un témoin. Le média ajoute même dans la foulée que ces derniers “n’ont été relevés qu’aux alentours de 20h30 par leurs collègues municipaux. Il n’y avait donc aucune voiture de police nationale susceptible de barrer la chaussée.”

Place Beauvau, la réaction ne s’est pas fait attendre via un communiqué. Bernard Cazeneuve, le ministre de l’Intérieur, assure ainsi que “la police nationale sécurisait bien l’entrée de la zone en tenant un point de contrôle et de protection avec deux voitures stationnées dans le sens longitudinal.” 

Le gouvernement, très critiqué sur ce dossier, précise également que six officiers nationaux étaient présents sur les lieux. Ces derniers ont d’ailleurs été “les premiers intervenants à intervenir face au camion meurtrier”, conclut-il.

Le Premier ministre, Manuel Valls, avait de son côté renchérit mercredi en affirmant devant les députés que le dispositif de sécurité avait été “concerté, consenti et validé par la mairie” ; un discours que le maire de la ville, Philippe Pradal et son prédécesseur, Christian Estrosi,  qualifient de “nouveau mensonge.”

Sources : Libération et Le Soir

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