Vers un système de protection internationale pour les réfugiés vénézuéliens ?

Publication: 21/05/2019

Ecoeurés par l’inexorable crise économique et politique que traverse le géant sud-américain, plus de 3 millions de Vénézuéliens ont choisi de déserter le territoire depuis 2015. L’information a été confirmée mardi 21 mai le Haut-Commissariat de l’ONU pour les réfugiés (HCR). 

Sur ces 3 millions de personnes, environ 1,4 million ont reçu divers permis ou visas – comme des visas humanitaires ou des visas de travail – pour séjourner légalement à l’étranger, relaie L’Express. Sachant que parallèlement, 460 000 ont opté pour une demande d’asile politique auprès des nations limitrophes.

Devant l’ampleur de la situation, ces malheureux et malheureuses pourraient donc bénéficier rapidement d’une protection onusienne, précise l’institution :

“Compte tenu de l’aggravation de la situation politique, économique, humanitaire et des droits humains au Venezuela, le HCR considère maintenant que la majorité de ceux qui fuient le pays ont besoin du système de protection internationale des réfugiés (…) Cela est dû aux menaces qui pèsent sur leur vie, leur sécurité ou leur liberté en raison de circonstances qui perturbent gravement l’ordre public (local).” (Lise Throssel, porte-parole du HCR, qui s’exprimait à Genève)

A cette fin, un document va être transmis aux autorités en charge de statuer sur les demandes de protection internationale pour clarifier la situation. Il a en outre été demandé “aux Etats de veiller à ce que les Vénézuéliens, quel que soit leur statut juridique, ne soient pas expulsés ou renvoyés de force (vers leurs terres d’origine)”.

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