La Turquie freine l’adhésion de la Suède et de la Finlande à l’OTAN

La Turquie freine l'adhésion de la Suède et de la Finlande à l'OTAN

Le secrétaire général de l’OTAN, Jens Stoltenberg, a déclaré mercredi que la Finlande et la Suède avaient officiellement demandé à rejoindre la plus grande alliance militaire du monde, une décision motivée par des problèmes de sécurité liés à la guerre de la Russie en Ukraine. Toutefois, la position de la Turquie dans ce dossier complexifie ce dossier.

Comme le souligne Al Jazeera, le président Turc, Recep Erdogan a accusé lundi les deux pays nordiques de « soutenir le terrorisme ». Ce dernier faisant référence au Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), qu’Ankara a qualifié de « groupe terroriste », et d’autres groupes armés kurdes actifs en Turquie et dans ses périphérie.

Le même jour, le ministre des Affaires étrangères, Mevlut Cavusoglu, avait critiqué la Finlande et la Suède pour ne pas avoir extradé des suspects recherchés en Turquie malgré les demandes du gouvernement.

Les personnes recherchées étaient soit accusées d’avoir des liens avec le PKK, soit avec le mouvement Gulen, qui est accusé par la Turquie d’une tentative de coup d’État en 2016 qui a tué des centaines de personnes.

La position à géométrie variable de l’UE

De son côté, l’Union européenne, y compris la Suède et la Finlande, répertorie le PKK comme une organisation terroriste. Néanmoins, leur position envers sa branche syrienne – les Unités de protection du peuple, ou YPG – sont plus fluides, précise le média.

Le YPG a en effet joué un rôle crucial dans la lutte contre Daech en Syrie et ses dirigeants ont été accueillis dans les capitales européennes. La sympathie envers les YPG a d’ailleurs été suffisamment forte en Occident pour que la Turquie soit sanctionnée pour ses opérations militaires contre les YPG en Syrie.

A suivre…

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