Syrie : el-Assad défigure le bastion rebelle du Ghouta orientale

Les forces gouvernementales de Bachar el-Assad frappent outrageusement depuis dimanche l’enclave rebelle du Ghouta orientale, dernier bastion de la résistance proche de Damas. Si les dommages humains et structurels sont abyssaux, le régime prépare maintenant une offensive terrestre afin de « terminer le travail ».

Les 400 000 habitants du fief du Ghouta orientale n’en peuvent plus. Et pour cause, cette zone tenue par les groupes rebelles Jaish al-Islam et Faylaq al-Rahman subit depuis 72 heures les assauts incessants des autorités de la capitale. C’est bien simple, chaque jour suffit sa peine confirme l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH) qui déplore la mort de près de 200 civils  : « 17 dimanche, 127 lundi et 50 mardi. Dont 60 enfants. »

Vous en conviendrez, il est difficile de trouver un qualificatif à même de décrire l’horreur de la situation alors que la plupart des sources diplomatiques s’accordent à dire qu’une offensive terrestre suivra très prochainement. De quoi réveiller les consciences planétaires scandalisées par un tableau devenu terriblement répétitif dans ce pays morcelé par la guerre.

Une situation hors de contrôle 

C’est le cas de l’ONG Unicef dont le communiqué est sans équivoque : « Aucun mot ne rendra justice aux enfants tués, à leurs mères, leurs pères, et à ceux qui leur sont chers ». Mais aussi de l’opposition syrienne en exil qui s’offusque du silence relatif de la communauté internationale face aux crimes d’el-Assad contre son propre peuple.

Il est vrai que la réponse des Nations unies s’est faite attendre puisque l’instance a choisi la nuit de lundi à mardi pour demander au régime de cesser le massacre. Le coordinateur de l’ONU pour l’aide humanitaire en Syrie, Panos Moumtzis, a d’ailleurs confirmé que « la situation était devenue hors de contrôle ».

Pour rappel, le Ghouta orientale avait déjà été lourdement touché début février par un matraquage aérien d’une intensité rare faisant environ 250 morts et des centaines de blessés.

Source : Le Figaro

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