Amnesty appelle la communauté internationale à réagir sur le cas de la député libyenne, Siham Sergewa

Alors que la Libye s’embourbe chaque jour davantage dans un marasme politico-sécuritaire des plus alarmant – et cela en raison de la lutte intestine que se livrent Fayez el-Sarraj, le chef du gouvernement d’Union nationale (GNA), reconnu par l’ONU et installé à Tripoli, et le maréchal Haftar, le dépositaire du pouvoir à l’Est – la situation de la député libyenne, Siham Sergewa, farouchement opposée au travail de sape des milices au sein de la capitale, et enlevée pour cette raison, inquiète les ONG internationales.

« Un mois après son enlèvement à Benghazi (Nord-Est), Amnesty International a lancé un appel vendredi 16 août pour alerter sur la situation de la députée libyenne, Siham Sergewa. »

Dans les faits, l’intéressée milite activement pour l’arrêt des combats sur le territoire et fustige le « radicalisme » de certains députés acquis à la cause d’un camp ou de l’autre, responsable selon elle de la division du Parlement, relaie France 24.

Pour cela, la députée a été victime d’un enlèvement à son domicile le 17 juillet dernier pour avoir exprimé pacifiquement ses opinions et critiqué l’Armée nationale libyenne (ANL) autoproclamée par Khalifa Haftar. Pire, son mari a subi une blessure par balle durant l’assaut, tandis que son fils a été violemment battu. Actuellement, la sécurité de S. Sergewa reste malheureusement toujours dans l’expectative.

1000 morts, 120 000 déplacés

Pour information, les combats aux abords de Tripoli ont fait plus de 1000 morts et près de 6000 blessés depuis le 4 avril dernier. Mais aussi engendré plus de 120 000 déplacés, déplore l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Une situation rendant de facto caduque toute velléité électorale (législative ou présidentielle) dans ce territoire désespérément sinistré.

Face à ce terrible bilan, le Bureau onusien des affaires humanitaires (OCHA) confirme également que « beaucoup de civils pris au piège dans les zones de conflit font face à un dilemme : rester chez eux ou partir en raison de l’incertitude des affrontements. Un choix de Sophie) aggravé par le fait que l’approvisionnement en nourriture et autres produits de première nécessité est en train de s’effondrer dans certains quartiers ».

A suivre…

Article connexe :

Libye : Emmanuel Macron exige un cessez-le-feu sans condition

Articles en relation

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.