Washington sanctionne des entreprises chinoises et émiraties dans le dossier iranien

Washington sanctionne des entreprises chinoises et émiraties dans le dossier iranien

Les Etats-Unis continuent de sévir dans le dossier iranien. Alors que les embargos US frappent de nouveau Téhéran depuis novembre 2018 sur la problématique nucléaire – une politique visant à exclure Téhéran des circuits financiers internationaux – la Maison Blanche a décidé de sanctionner des entreprises chinoises et émiraties suspectées d’avoir aidé des sociétés iraniennes à échapper aux mesures de l’Oncle Sam.

« Les États-Unis ont imposé jeudi 16 juin des sanctions à des entreprises chinoises et émiraties, les accusant d’aider des entreprises iraniennes à échapper aux sanctions », relaie Courrier International. « Les sanctions ont également visé un réseau de producteurs pétrochimiques iraniens, dont une partie de la production est vendue à l’étranger grâce à un trafic de contrebande. (D’après) le département américain du Trésor, deux sociétés établies à Hong Kong, trois en Iran et quatre aux Émirats arabes unis ont ainsi été ajoutées à la liste américaine des entreprises sanctionnées ».

La jurisprudence Trump toujours active

Pour rappel, les sanctions américaines à l’encontre des secteurs pétrolier et financier iraniens, levées sous la présidence d’Obama, ont retrouvé de leur superbe en novembre 2018. Cette décision est le fruit de la politique menée par son successeur, Donald Trump. Ce dernier n’ayant jamais caché sa méfiance envers les intentions nucléaires du géant perse, tout en fortifiant parallèlement une relation diplomatique toujours plus forte avec Israël… ennemi héréditaire de l’Iran.

En conséquence, Washington a également entrainé l’Europe dans son sillage. Le Vieux Continent, sous pression dans ce dossier, a donc dû trouver des solutions alternatives pour continuer à commercer avec Téhéran. Et cela, sans froisser l’ogre américain. Ce qui fut loin d’être une partie de plaisir dans les faits puisque la Maison Blanche opère un chantage particulièrement tenace envers les pays tiers se risquant à braver les interdits.

Et pour cause, les entreprises asiatiques et de l’UE demeurent toujours sous la menace d’une exclusion du marché outre-Atlantique si elles persistent à importer du pétrole iranien ou d’échanger avec des entreprises et banques locales ciblées par l’Oncle Sam. Ces dernières n’ont d’ailleurs plus accès aux circuits financiers internationaux, bloquant de facto tout possibilité de virement, par exemple.

Réciproque iranienne

De son côté, l’Iran a sanctionné samedi 9 avril un général américain à la retraite et 23 autres ressortissants US impliqués dans ce que la République islamique a qualifié « d’actes de terrorisme et de violations des droits de l’homme », indique The Times of Israël.

Le média précise que « le général américain à la retraite Joseph Votel, qui a dirigé le Commandement central des États-Unis, lequel couvre le Moyen-Orient, figure parmi les 24 Américains sanctionnés. D’autres anciens fonctionnaires du Trésor et de l’armée américaine, des ambassadeurs et des chefs d’entreprise figurent également sur la liste ».

Ces derniers paient ainsi « leur implication dans des actes terroristes, la glorification et le soutien au terrorisme et les violations flagrantes des droits de l’homme ».

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