L’Iran surfe sur la levée des sanctions occidentales

La levée des sanctions internationales iraniennes suite à l’Accord sur le nucléaire de juillet 2015 commence à porter ses fruits. Téhéran affiche en effet une croissance de 4,5% sur l’ensemble de l’année 2016 alors que la crise pétrolière bat son plein.

L’exercice 2015, qui présentait une courbe négative, est-il un lointain souvenir pour le géant perse ? Le cru 2016 semble bel et bien le confirmer puisque la pleine reprise de l’exportation du gaz et du brut démontre que l’Etat reste totalement dépendant de ses réserves d’or noir.

Un constat que Thierry Coville, chercheur à l’Institut de relations internationales et stratégiques, valide totalement lors d’une interview accordée à Libération :

« La fin des restrictions imposées aux exportations d’hydrocarbures a permis de multiplier la production de pétrole, qui atteint aujourd’hui 3,7 millions de barils par jour, dont plus de 2,2 millions sont exportés. Pendant les sanctions, la production atteignait à peine le seul du million», confirme-t-il.

Avant d’indiquer qu’une augmentation des exportations de matières premières accéléreraient la rentrée de devises étrangères sur le sol iranien; une condition sine qua none pour pouvoir régler la facture liée aux importations tant la monnaie locale (le rial) se porte mal.

L’Accord sur le nucléaire a donc été salutaire pour un pays ayant bénéficié récemment de juteuses collaborations avec les mastodontes du secteur, à l’image de Total qui s’est offert en novembre 2016 l’exploitation du grand champ gazier Pars-Sud contre 6 milliards d’euros.

Parallèlement, la défense, l’automobile, la santé ou encore la finance surfent également sur cet attrait occidental revigoré, poursuit le média hexagonal :

« PSA a par exemple versé les capitaux pour créer la première coentreprise du groupe tricolore en Iran, entre Peugeot et la structure iranienne Khodro. Dans le même temps, PSA négocie l’installation de Citroën sur place, toujours en partenariat avec une entreprise locale. »

Mais ce n’est pas tout, la croissance n’est pas le seul indice clé à bénéficier de ce nouvel élan. L’inflation tend ainsi à se stabiliser, passant de 45 à 8% en l’espace de trois ans.

Pour autant, l’élection de Donald Trump à la tête des Etats-Unis pourrait quelque peu contrarier la montée en puissance iranienne. En effet, l’intéressé n’avait pas manqué de clamer durant sa campagne que de nouvelles sanctions à l’égard de Téhéran seraient étudiées le cas échéant.

Source : Libération

 

 

 

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