Pyongyang à l’origine du ransomware WannaCry ?

Publication: 15/12/2017

Alors que les attaques de rançongiciels se multiplient sur la Toile afin de déstabiliser entreprises privées, publiques et structures étatiques, ces dernières présentent néanmoins un danger graduel. Ainsi, si certaines sont rapidement annihilées, d’autres s’avèrent très problématiques, à l’image de WannaCry en mai 2017.

Et pour cause, ce ransomware a provoqué un véritable tsunami au printemps dernier après avoir été utilisé lors d’une cyber-attaque mondiale sans précédent, touchant plus de 300 000 ordinateurs, dans plus de 150 pays (principalement en Inde, aux États-Unis et en Russie). Le tout, en exploitant une faille du système obsolète Windows XP et plus généralement toutes les versions antérieures à Windows 10 dépourvues des mises à jour d’usage.

La Corée du Nord sur tous les fronts

Durant de nombreux de mois, l’identité du créateur de WannaCry a animé toutes les spéculations, sans pour autant qu’une hypothèse solide et étayée voit le jour. Cependant, l’énigme aurait récemment trouvé son épilogue, révèle Matthieu Suiche, un expert en cyber-sécurité sollicité par l’émission Envoyé spécial :

“Cette attaque est due à un Etat, et non à une organisation ou à un individu. La signature de WannaCry est la même que celle d’un précédent ransomware (utilisé par) la Corée du Nord. Le régime de Kim Jong-un aurait conçu cette attaque dans un but lucratif. Cette hypothèse a d’ailleurs été confirmée par les services secrets anglais et américains.”

L’intéressé va même plus loin et promet dans le futur une recrudescence massive de ces attaques en raison d’une guerre froide de plus en plus prononcée sur l’échiquier international.

Source : France TV Info

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