Dossier nord-coréen : la Corée du Sud souhaite un meilleur partage d’informations avec le Japon

Kim Jong-un prévient que la Corée du Nord utilisera "de manière préventive" des armes nucléaires

Le ministre sud-coréen des Affaires étrangères, Park Jin, milite pour un meilleur partage de renseignements militaires entre le Japon, les Etats-Unis et son pays. Et cela, alors que la Corée du Nord poursuit ses essais nucléaires et le lancement de missiles balistiques.

Le ministre a abordé ce pacte clé de partage de renseignements militaires lors d’une conférence de presse conjointe, le 13 juin, à Washington, avec le secrétaire d’État américain, Antony Blinken, relaie le site nippon, Asahi.

Le pacte, connu sous le nom d’accord sur la sécurité générale des informations militaires (GSOMIA), a été presque abandonné ces dernières années alors que les relations bilatérales se sont effondrées entre les deux nations asiatiques.

« En plus d’améliorer les relations entre la Corée du Sud et le Japon, je souhaite normaliser (le partage des renseignements de la GSOMIA) le plus rapidement possible », a déclaré Park. Avant d’ajouter : « Pour que la Corée du Sud, le Japon et les États-Unis puissent faire face à la menace de la Corée du Nord, il est nécessaire de partager des renseignements et de coopérer en matière de politiques. »

Pyongyang en roue libre

Sans surprise, l’administration du président sud-coréen, Yoon Suk-yeol, craint que le partage inadéquat des renseignements n’entrave les efforts de Séoul pour faire face aux récentes provocations de Pyongyang… La Corée du Nord étant sur le point de réaliser son septième essai nucléaire.

Pour rappel, le dirigeant nord-coréen, Kim Jong-un, a averti fin avril que son pays pourrait utiliser ses armes nucléaires de manière préventive en cas de menace extérieure alors qu’il félicitait ses hauts responsables militaires pour l’organisation d’un défilé militaire massif à Pyongyang,

A l’occasion de ce défilé marquant le 90e anniversaire de l’armée nord-coréenne, Kim Jong-un a en effet exprimé sa « ferme volonté » de continuer à développer son arsenal nucléaire. Et cela, « afin de contenir et contrecarrer de manière préventive et complète toutes les tentatives et mouvements dangereux, (à l’image) des menaces nucléaires toujours croissantes de forces hostiles ».

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