L’Iran poursuit son processus d’enrichissement d’uranium malgré les sanctions US

L’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) confirme dans un récent rapport que l’Iran peaufine son processus d’enrichissement d’uranium. Et cela, en sus des sanctions américaines appliquées depuis novembre 2018.

“Le 14 novembre 2020, l’AIEA a constaté que Téhéran avait commencé à injecter du gaz UF6 (hexafluorure d’uranium, ndlr) dans ses 174 centrifugeuses IR-2m situées sur le site nucléaire de Natanz.”

Selon le site I24 News, la publication de ce rapport intervient alors que le chef de la diplomatie iranienne, Mohammad Javad Zarif, a assuré que Téhéran s’engagerait à respecter pleinement l’accord sur le nucléaire si Joe Biden lève les sanctions américaines à l’encontre de son pays, lors de son entrée à la Maison Blanche.

L’Accord sur le nucléaire dénoncé par Trump

Pour rappel, les sanctions américaines à l’encontre des secteurs pétrolier et financier iraniens, levées sous la présidence d’Obama, ont retrouvé de leur superbe lundi 5 novembre 2018.

Concrètement, Donald Trump n’a jamais caché sa méfiance envers les intentions nucléaires du géant perse, et a fortifié une relation diplomatique toujours plus forte avec Israël… ennemi héréditaire de l’Iran.

Parallèlement, Washington a entrainé l’Europe dans son sillage. Le Vieux Continent, sous pression dans ce dossier, doit donc trouver des solutions alternatives pour continuer à commercer avec Téhéran. Et cela, sans froisser l’ogre américain.

Ce qui est loin d’être une partie de plaisir dans les faits puisque la Maison Blanche opère un chantage particulièrement tenace envers les pays tiers se risquant à braver les interdits.

Washington menace

Les entreprises asiatiques et de l’UE sont ainsi exclues du marché outre-Atlantique si elles persistent à importer du pétrole iranien, ou d’échanger avec des banques locales ciblées par l’Oncle Sam.

Ces dernières n’ont d’ailleurs plus accès aux circuits financiers internationaux, bloquant de facto tout possibilité de virement, par exemple. Beaucoup de structures doivent donc choisir les États-Unis ou l’ont déjà fait.

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