Soudan du Sud : l’accord de paix ne sauvegarde aucunement la sécurité des civils

Malgré l’accord de paix signé en septembre 2018 entre le président sud-soudanais en place, Salva Kiir, et le chef des rebelles, Riek Machar, les violences contre les civils persistent contre vents et marées sur le territoire.

La fin de l’été 2018 devait permettre aux deux protagonistes de l’échiquier politique local d’enterrer la hache de guerre et de repartir sur de nouvelles bases. Comment ? Par la formation d’un gouvernement d’union nationale offrant à R. Machar l’opportunité de retrouver son poste de vice-président à Juba.

Malheureusement, la concrétisation de l’accord sur le terrain tarde à se dessiner et les civils continuent à en payer le prix fort. Et cela depuis décembre 2013, période à laquelle les luttes intestines ont pris une dimension tragique dans ce pays désormais en lambeaux.

Ainsi, selon Le Figaroqui relaie des chiffres publiés par les Nations unies – des hommes et femmes ont en effet été “délibérément et brutalement pris pour cibles dans de nouvelles violences dans l’Etat de Central Equatoria (Sud) où au moins 104 personnes ont (perdu la vie) dans des attaques contre des villages”.

Des annonces, peu d’actes

Pire l’ONU dénonce parallèlement le même nombre de femmes et de jeunes filles violées ou victimes d’autres violences sexuelles entre septembre 2018 et avril 2019. Sachant que “beaucoup d’entre elles ont été enlevées par des groupes armés pour devenir des épouses”.

Dans les faits, les Sud-Soudanais devront attendre le mois de novembre avant de goûter, éventuellement, à une période d’accalmie politique bien méritée. Puisque l’accord de paix ne pourra voir le jour, au mieux, avant cette date.

Pour information, les velléités de leadership opposant Kiir et Machar ont occasionné, depuis presque 6 ans, plus de 380 000 morts au total sur le territoire. Mais aussi poussé plus de 4 millions de Sud-Soudanais, soit près d’un tiers de la population, à quitter leur foyer.

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