Irak : Madrid souhaite renforcer les troupes de l’Otan

Toutefois, cette mesure est encore à prendre au conditionnel, Bagdad ayant exigé le départ des troupes étrangères le mois dernier. Et cela, en raison de l’assassinat du général de l’allié iranien, Qassem Soleimani.

Le gouvernement espagnol a officialisé mercredi 12 mars sa volonté de renforcer le rôle de l’Otan en Irak en mettant à disposition une partie de son contingent engagé dans la coalition internationale contre l’Etat islamique dirigée par les Etats-Unis. Et cela uniquement « si les autorités irakiennes donnent leur accord », précise Le Figaro.

Dans les faits, « Donald Trump a demandé aux alliés de l’Otan de prendre une partie de la charge de travail de la coalition internationale, notamment l’entraînement et la formation des troupes irakiennes ».

Un climat géopolitique délétère 

Pour rappel, plusieurs centaines de civils irakiens ont déjà trouvé la mort depuis le 1er octobre dans un combat social perdu d’avance. Sachant que plus de 200 000 blessés viennent également “agrémenter” ce triste bilan.

Concrètement, la population exige une refonte du pouvoir passant par des élections anticipées, la formation d’un gouvernement temporaire ainsi que l’ouverture d’une enquête sur le meurtre et l’enlèvement de plusieurs militants.

Mais ce n’est tout, ces derniers s’insurgent parallèlement contre une corruption invasive, coupable d’avoir divisé le PIB par deux depuis la fin de Saddam Hussein en 2003… Et des services publics désœuvrés, malgré un potentiel pétrolier très important.

A lire aussi : L’Irak obtient un sursis américain dans ses importations de pétrole iranien

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