Après son départ de Syrie, Washington applique un dispositif « anti-Damas »

Désormais peu présents sur le territoire syrien, les Etats-Unis ne veulent pas s’offrir un nouveau camouflet sur les droits de l’Homme après l’épineux dossier opposant Ankara et les forces kurdes au nord-est du pays.

Washington compte en effet soumettre au régime de Damas le même dispositif de sanctions économiques frappant actuellement Téhéran. Intitulée « Caesar Syria Civilian Protection Act », cette loi « permettra (en cas de validation définitive par Donald Trump NDLR) de sanctionner tout gouvernement ou toute entité privée qui aide le régime ou contribue à la reconstruction de la Syrie », relaie L’Orient le Jour. Le but étant que la question de la responsabilité des crimes de guerre du président Assad ne passe pas par la case pertes et profits.

Moscou face à un nouveau casse-tête

Dans les faits, le texte impactera « toute entreprise internationale qui investit dans les secteurs de l’énergie, de l’aviation, de la construction ou de l’ingénierie en Syrie, ainsi que toute personne qui prête de l’argent au régime. À titre d’exemple, une entreprise russe qui traite avec Damas (Moscou soutient Assad NDLR) ne tombe pas forcément aujourd’hui sous le coup des sanctions US. La nouvelle législation risque (donc) de changer la donne. De quoi dissuader sérieusement tout investisseur et fermer de manière plus globale l’accès du gouvernement syrien au système financier international ».

A suivre…

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