Passeport sanitaire : Bruxelles vise une entrée en vigueur fin juin

La Commission européenne vise une entrée en vigueur dès le début de l’été du certificat sanitaire Covid-19 visant à faciliter la libre circulation des citoyens de l’UE en vue des congés d’été.

« Nous voulons pouvoir commencer avec ce système à la fin juin », a déclaré mardi le commissaire Didier Reynders devant la commission des libertés civiles, de la justice et des affaires intérieures du Parlement européen.

20 minutes précise que le Parlement compte sur une adoption du projet de règlement lors de sa plénière du 7-10 juin, à l’issue de négociations avec les Etats membres sur ce certificat sanitaire proposé par la Commission. (Ce dernier est) destiné à faciliter les déplacements des Européens pouvant attester d’une vaccination contre le Covid-19, d’un test PCR négatif ou d’une immunité après avoir subi une infection. Le but étant d’éviter les mesures de restriction (quarantaine, test) dans le pays de destination.

Une large défiance des Français 

Pour rappel, le Conseil Economique, Social et Environnemental (CESE) a sollicité du 17 février au 7 mars dernier l’avis des citoyens français sur la problématique du passeport biologique. Et cela, afin que ces derniers et la société civile puissent avoir connaissance des débats scientifiques, qu’ils puissent dialoguer avec les experts et accompagner l’Etat dans sa réflexion.

Dans les faits, “67,1 % des personnes interrogées se déclarent très défavorables à l’idée d’un passeport vaccinal, 5,6 % défavorables, 20,2 % très favorables et 5,1 % favorables. (En outre), 2 % se disent mitigés. (Concrètement), les participants se déclarant favorables au passeport vaccinal mettent majoritairement en avant la possibilité de rouvrir les lieux fermés, de voyager à nouveau ou encore de retrouver ses libertés. À l’inverse, les participants qui se déclarent défavorables au passeport vaccinal pointent principalement l’atteinte aux libertés privées, l’incertitude concernant l’efficacité et la sûreté des vaccins. (Mais aussi) la discrimination entre les citoyens que créerait ce dispositif”, relaie Libération.

Articles en relation