Covid-19 : le traitement antiviral de Merck reçoit une fin de non-recevoir par la HAS

Désinformation

La Haute autorité de santé (HAS) a retoqué la demande d’autorisation d’accès précoce au molnupiravir, traitement antiviral Covid produit par l’Américain Merck. Ce dernier demeure inefficace.

Concrètement, la HAS assure que les traitements médicamenteux restent viables « notamment pour les personnes qui répondent mal ou pas à la vaccination ou qui n’y sont pas éligibles ». La structure confirme que la molécule de Merck présente un rendement insuffisant au regard de ce qui existe déjà et refuse donc sa distribution :

Les résultats d’efficacité avancés par le laboratoire sont moins bons que ceux des traitements disponibles : 30% de réduction des risques de progression vers la forme grave de la Covid-19 (…) alors que l’efficacité pour les anticorps monoclonaux, casirivimab-imdevimab, est d’environ 80% sur ce même critère.

Une commande massive de Paris

Si le gouvernement français a déjà commandé 50 000 boîtes de molnupiravir (soit 35 millions de de dollars), ce dernier indique que sa commande était conditionnée à l’autorisation précoce de la HAS.

Il est toutefois intéressant de souligner l’empressement hexagonal dans ce dossier, à l’image de ce qui s’est produit avec le remdesivir; Médicament produit par un autre laboratoire US, Gilead, et acheté massivement par l’UE. Et cela, en totale contradiction avec les alertes publiées par l’OMS sur cette molécule…

Lobbying intensif et politique ne font décidément pas bon ménage…

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