Publicité : TF1 peine à prospérer au plat pays

Un an après son arrivée sur le marché publicitaire belge, TF1 – qui s’est associée pour cela avec la régie Transfer – peine à s’implanter sur le territoire. En cause, une résistance domestique particulièrement tenace.

Le groupe français affiche en effet une part de marché publicitaire (en brut) autour de 6% au premier semestre 2018. « C’est largement au-dessous de sa part d’audience de 15,2 % sur les 18-54 ans, responsables des achats, en moyenne, en Belgique francophone », confirme Les Echos.

Pour autant, l’heure n’est pas encore à la crise au siège parisien de la Une, rétorque Régis Ravanas, directeur général adjoint publicité : « Nous ne sommes pas vraiment surpris. Un nouveau marché ne se fait pas en un jourNous avons un plan à trois-quatre ans, où nous estimons pouvoir atteindre une part de marché équivalente à notre audience », rassure ainsi l’intéressé.

Soit une manne financière totale oscillant entre 10 et 20 millions d’euros lorsque TF1 donnera son plein potentiel au plat pays. Mais pour le moment, l’entreprise a fort à faire puisqu’elle se heurte à « un protectionnisme national » difficile à contourner.

Une arrivée qui fait inquiète

Et pour cause, « les chaînes belges ont investi pour résister à l’arrivée d’un nouvel entrant », révèle IPB, une régie concurrente qui commercialise par exemple RTL. Mais ce n’est pas tout, car « certaines régies ont proposé dans le même temps des remises aux annonceurs en échange d’une exclusivité, ou du moins, l’engagement de ne pas travailler avec TF1 ».

Enfin, Les Echos rappellent que l’offre empiète sur la demande sur ce marché, un état de fait provoquant de facto une dévalorisation commerciale.

Source : Les Echos 

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