Le Liban dénonce une nouvelle violation israélienne de sa souveraineté

Alors qu’Israël poursuit la construction d’un mur polémique à la frontière avec le pays du Cèdre, Beyrouth multiplie plaintes et appels auprès du Conseil de sécurité. Le but étant de démontrer que Tel Aviv viole directement et sciemment la souveraineté libanaise.

Si le Liban revient doucement mais sûrement dans les petits papiers de la Maison Blanche – en atteste la rencontre entre le président Aoun et l’ex-chef de la diplomatie américaine, Rex Tillerson, intervenue le 15 février dernier à Beyrouth (une première sous l’administration Trump) – le dossier israélien demeure toujours l’un des soucis majeurs des autorités locales.

Le Liban a en effet informé l’ONU au début de l’année 2018 qu’il était prêt à contre-attaquer militairement si Tel Aviv continuait à déséquilibrer la région. Michel Aoun avait alors évoqué la construction d’un mur à la frontière entre les deux pays. Mais aussi la violation israélienne de l’espace aérien libanais en vue de frappes en Syrie.

Concernant ce premier point, L’Orient Le Jour indique que le ministère libanais des Affaires étrangères a vivement condamné vendredi la reprise par Israël de l’installation de blocs en béton près de la localité de Adaïssé. Le média se faisant écho du communiqué étatique :

“Nous condamnons la nouvelle attaque israélienne contre la souveraineté du Liban, au moyen de la construction d’un mur et de bâtiments en territoire libanais, sur différents points de la Ligne bleue, près de la colonie appelée “Misgav Am”. (Nous estimons) qu’il est essentiel que le Conseil de sécurité se réunisse et que la communauté internationale traite cette violation évidente de la résolution onusienne 1701 comme elle l’a fait avec les plaintes présentées précédemment par l’ennemi israélien”.

Cet appel sera-t-il entendu à New-York ? A suivre…

Articles en relation

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.