Interpol interloquée après la démission de son président chinois

L’Organisation internationale de police criminelle a pris acte de la démission de son président chinois, Meng Hongwei, reçue le 7 octobre dernier. Ce dernier, accusé de corruption par Pékin, est retenu dans son pays d’origine depuis près d’un mois et demi, relaie Le Parisien.

Le secrétaire général de l’institution, Jürgen Stock, a donc annoncé jeudi 8 novembre qu’Interpol n’avait pas d’autre choix que d’accepter cette décision, aussi énigmatique soit-elle :

“Nous devons accepter, comme nous le ferions avec n’importe quel pays, que ce pays prenne des décisions souveraines. (Toutefois), nous avons vivement encouragé la Chine à nous fournir plus de détails et d’informations sur ce qui s’était passé exactement”, a ainsi martelé l’intéressé.

Avant de confirmer implicitement que cette requête n’a pas été entendue par le géant asiatique… Et qu’une enquête était en cours afin de faire toute la lumière sur cette affaire.

Pékin reste très évasif

Il est d’ailleurs important de souligner qu’Interpol ne dispose pour le moment que d’un courrier de démission comportant seulement deux lignes. Qui plus est sans signature manuscrite.

Quant aux faits de corruption qui sont reprochés à Meng Hongwei, J. Stock a précisé que ces agissements n’avaient pas de lien direct avec l’organisation, mais concernaient uniquement la relation entre son ex-président et la Chine.

Pour rappel, la présidence d’Interpol reste essentiellement honorifique. Pour autant, le fait qu’un proche du régime communiste occupe cette fonction depuis 2016 a toujours attisé la méfiance des dissidents chinois réfugiés à l’étranger. Ces derniers estimant que leur liberté pourrait être de facto entravée.

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