Le chef de Boko Haram, Abubakar Shekau, à nouveau annoncé mort

Boko Haram

Selon Le Monde, le groupe rival de l’organisation Etat islamique en Afrique de l’Ouest (Iswap) a confirmé la mort d’Abubakar Shekau, leader djihadiste ultraviolent, dont le groupe terrorisait les populations du nord-est du Nigéria.

Le média souligne que l’intéressé, la petite cinquantaine, symbolisait la figure de proue du djihadisme au Nigeria, même s’il n’était, depuis plus d’une décennie, que le chef d’une des principales factions de cette mouvance englobée sous le terme générique de Boko Haram; Laquelle avait atteint la célébrité mondiale en raison de son recours aux enlèvements de jeunes gens, dont les 276 lycéennes de la ville de Chibok, en 2014.

Divorce en 2016 avec l’Etat islamique

Pour rappel, A. Shekau, avait été révoqué en août 2016 par l’Etat islamique à qui il avait prêté allégeance en 2015. Daesh lui reprochait un extrémisme hors de propos à l’encontre de la communauté musulmane que ce dernier n’hésitait pas à décimer, le cas échéant. La revue du groupe djihadiste, al-Nabaa, annonçait donc qu’A. Shekau laissait sa place à Abu Musab al-Barnawi à la tête de cette franchise de l’EI en Afrique de l’Ouest.

Ce jeune homme âgé alors d’une vingtaine d’années était le porte-parole de BH. Mais aussi le présumé fils de Mohamed Yusuf, le fondateur de la mouvance, exécuté en 2009 par les forces de l’ordre nigérianes. Il présentait également la particularité d’entrer pleinement dans “la politique” menée par Daesh en prohibant fermement le massacre de Musulmans. Une “particularité” qui dénotait singulièrement avec les propos que le fantasque Shekau tenait régulièrement… à l’image de celui-ci :

Ceux qui vivent sous le joug des mécréants sont eux-mêmes des mécréants.

Cet adage avait ainsi justifié les multiples attentats contre des mosquées et les enlèvements répétés de femmes et d’enfants dans la région perpétrés par Boko Haram sous la direction du tyran.

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