France : la fin de l’opération Sentinelle prévue pour 2017 ?

Le dispositif, destiné à protéger les sites sensibles du pays suite à l’attentat contre la rédaction de Charlie en janvier 2015, pourrait être abandonné l’année prochaine, indique une source proche du ministère de la Défense.

« Il n’y a pas d’opération militaire à laquelle il ne faille pas, un jour, mettre un terme. Plus on se place dans la durée, plus les risques de contournement et la vulnérabilité augmentent », a-t-elle précisé à nos confrères du Figaro.

Le déploiement de milliers de militaires dans l’Hexagone ferait en effet l’objet d’une large réflexion au sommet de l’Etat. Dans un premier temps, la fin de l’opération Sangaris en Centrafrique devait permettre à l’armée de Terre de renforcer ses effectifs sur le territoire français à hauteur de 900 hommes supplémentaires.

Leur nombre était également appelé à se restreindre à 7500 hommes lorsque la menace djihadiste passerait sous contrôle. Toutefois, « Sentinelle » pourrait disparaitre plus vite que prévu.

L’Euro ferait ainsi office « de dernière véritable répétition » avec un contingent poussé à son maximum (10 000 hommes).  A noter que ces chiffres avaient déjà été atteints après les attaques du 13 novembre dernier à Paris et bien sûr suite à la tragédie liée à Charlie.

Pour un responsable militaire, cité sous couvert d’anonymat, cette option extrêmement flexible ne peut guère perdurer dans le temps :  « Ce n’est pas possible de continuer avec un système dans lequel autant d’hommes sont engagés », a-t-il martelé, excluant un simple reformatage à la baisse post Euro.

Une situation très controversée donc, alors que la lutte antiterroriste est habituellement dévolue aux forces de sécurité (police, gendarmerie). Ce dispositif souffre parallèlement de lourdes critiques au sein même de l’Armée, dont certains responsables regrettent que la mobilisation prennent actuellement le dessus au détriment de l’entraînement.

Le média conclut d’ailleurs de manière plus qu’équivoque : « Il apparaît de moins en moins probable que l’opération militaire sur le «TN» survive à l’échéance présidentielle de mai 2017. »

Sources : Le Figaro et BFM

 

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