Les Etats baltes requièrent l’aide de l’OTAN contre la menace russe

Publication: 08/03/2018

Les ministres des Affaires étrangères lituanien, letton et estonien se sont rendus en début de semaine à Washington afin de solliciter l’appui américain contre la menace de la Russie qui démontre de plus en plus de velléités envers la souveraineté de leurs territoires. 

Sven Mikser (Estonie), Edgars Rinkevics (Lettonie) et Linas Linkevicius (Lituanie) ont rencontré le chef de la diplomatie américaine, Rex Tillerson, et lui ont fait part de la tactique hybride mise en place par le Kremlin.

Nous avons vu lors des trois ou quatre dernières années que les nations démocratiques étaient la cible d’attaques“, a plaidé le second. Avant d’indiquer que “la base même des institutions démocratiques baltes faisait l’objet (d’agressions) sur les réseaux sociaux. Et cela, à travers de fausses informations”.

Vilnius, Riga et Tallinn n’hésitent d’ailleurs pas à évoquer un danger sans précédent depuis les années 30 et 40. Une période pendant laquelle les jeunes républiques baltes sont tombées sous le contrôle de l’Allemagne nazie puis de l’Union soviétique, souligne l’Express.

Plus de soutien de l’OTAN ?

En conséquence, le trio a appelé à plus de solidarité de la part des Etats-Unis mais aussi par extension de l’OTAN, dont il fait partie. Ce dernier serait en effet rassuré de voir des troupes de leurs alliés américain, français et britannique stationner de manière plus permanente dans la zone.

Pour rappel, les Etats baltes n’ont pas attendu une hypothétique aide de l’OTAN sur ce dossier. En 2015, la crise ukrainienne et le manque de lisibilité de l’activité militaire russe avaient déjà poussé la Lituanie et la Lettonie à accentuer leur coopération via un projet de défense aérienne commun.

Source : L’Express

Publié par

réagir à cet article

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.



Dans la même catégorie

Corne de l’Afrique : l’amour ne dure qu’un an ?

Maître de conférence à l’Université catholique de Lille, Sciences Po – USPC, Sonia Le Gouriellec analyse l’actuelle période de transition... Voir l'article

Venezuela : les négociations entre Caracas et l’opposition au point mort

Le président vénézuélien, Nicolas Maduro, et le chef de l’opposition et du Parlement, Juan Guaido, n’arrivent toujours pas à s’entendre... Voir l'article

Smartphones : après Huawei, Apple à nouveau dépassé par un concurrent chinois

Désormais, l’iPhone de la marque à la pomme est la quatrième référence du marché mondial de smartphones avec 35,3 millions... Voir l'article

Les Saoudiennes autorisées à quitter le territoire de leur propre chef

Riyad a annoncé jeudi 1er août que les Saoudiennes de plus de 21 ans pourront prochainement quitter le territoire sans... Voir l'article

  • Urgent

    Corne de l’Afrique : l’amour ne dure qu’un an ?

    Maître de conférence à l’Université catholique de Lille, Sciences Po – USPC, Sonia Le Gouriellec analyse l’actuelle période de transition dans la région de la... Voir l'article

    Venezuela : les négociations entre Caracas et l’opposition au point mort

    Le président vénézuélien, Nicolas Maduro, et le chef de l’opposition et du Parlement, Juan Guaido, n’arrivent toujours pas à s’entendre sur les futures échéances politiques... Voir l'article

  • personnalites

    Affaire Meng Hongwei : Pékin rompt sa coopération policière avec la France

    Près de huit mois après la disparition de son mari, Hongwei Meng, ex-patron chinois d’Interpol, Grace Meng avait obtenu en mai dernier le statut de... Voir l'article

    Brésil : Bolsonaro veut exploiter l’uranium d’une réserve indigène

    Le président brésilien compte exploiter à plein régime une importante réserve minière située dans une réserve indigène jouxtant l’Amazone, à la frontière du Venezuela et... Voir l'article

    Tensions Etats-Unis-Iran : Trump entre deux feux

    America First ! Depuis l’élection de Donald Trump en 2017, ce slogan de campagne est symbolisé par le désengagement diplomatique et militaire des Etats-Unis au... Voir l'article