Dieselgate : Volkswagen fait le ménage dans ses rangs

Le groupe automobile allemand a récemment limogé Oliver Schmidt, un dirigeant de la firme condamné aux USA à sept ans de prison pour son rôle dans la médiatique affaire du dieselgate. Pour autant, la presse outre-Rhin crie au scandale en arguant que cette décision n’est autre que l’arbre qui cache la forêt.

“(Fin décembre), VW a envoyé à Schmidt une lettre de licenciement directement dans sa prison de Milan située dans le Michigan. Son employeur le laisse purement et simplement tomber”, confirme le journal local, Bild-Zeitung.

Cette même source ne manque pas de relever dans la foulée que “des douzaines, si ce n’est des centaines de salariés de Volkswagen étaient au courant de la manipulation sur les émissions polluantes.” Elle s’offusque dès lors “qu’un seul ingénieur fasse office de bouc-émissaire mondial.”

Face à ces allégations, la direction de Wolfsbourg n’a pas tardé à répondre en employant un discours de rigueur :

“De manière générale, en cas de violations de la part de salariés, et à plus forte raison dans le cas de décisions pénales, des mesures conformes au droit du travail doivent nécessairement être prises.” Ce qui sous-entend que le licenciement était une option justifiée au regard des faits.

Pour rappel, Schmidt connaissait depuis le printemps 2014 l’existence d’un logiciel frauduleux installé sur certains véhicules diesel du constructeur capable de tromper les tests anti-pollution.

Lors de son procès, ce dernier a également caché aux autorités américaines les véritables desseins de Vw dont il dirigeait le service de conformité réglementaire aux Etats-Unis de 2014 à mars 2015.

Source : Bild-Zeitung

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